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Attaque en Casamance: l'armée fait le point sur le déploiement de ses hommes

Publié le 12/01/2018 à 16h10 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Société
trafic de bois casamance

La massacre du 6 janvier serait lié à un vaste trafic de bois.

#Sénégal : Le chef d’état-major général des armées fait le point sur les opérations menées par ses hommes en Casamance. Six jours après la mort des 13 civils, les auteurs courent toujours et deux cadavres ont été retrouvés.

Le général Cheikh Guèye, chef d’état-major général des armées nationales (CEMGA), a fait face à la presse après sa visite à Toubacouta et la revue des troupes militaires déployées à Ziguinchor. «J'ai eu à rencontrer les populations locales. Je me suis rendu à Toubacouta ce matin. J'ai eu à parler avec mes hommes pour les encourager et leur rappeler leur mission qui est d'assurer la libre circulation des personnes, leur protection et également la protection de leurs biens. J'ai eu à rassurer les populations pour leur dire que notre raison d'être ici, c'est d'abord de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations», a affirmé le général.

Une initiative qui a rassuré les populations de Ziguinchor, qui ne dorment plus que d’un œil depuis l’attaque de Boffa Bayotte qui a fait 15 morts et 9 blessés le 6 janvier dernier. Depuis lundi, deux nouveaux corps ont été trouvés, ceux de Vieux Sané et Daouda Manga. Le premier est un exploitant de bois réputé, rapporte le journal Le Témoin. Il serait originaire du village de Badiouré, à Bignona, dans la région de Ziguinchor. Découvert lundi, son corps a été remis à sa famille pour l'inhumation. Le second, retrouvé jeudi matin, a été enterré sur place. Son état de décomposition avancée n'a pas permis son évacuation.

Le général a tenu à rester ferme à l’encontre des commanditaires du trafic de bois et des meurtriers des jeunes. «Il n'est pas question qu'on laisse des gens motivés par des intérêts privés détruire notre environnement», a-t-il ajouté.

Sécuriser la zone sud

Le chef d’état-major général des armées n’a pas cru opportun de communiquer les premiers résultats de l’enquête. «Une opération particulière a été déclenchée pour traquer les criminels qui ont commis cet acte. On ne parlera pas des éléments de l'enquête et on ne donnera pas de délai. Ce qui est important pour nous, c'est de nettoyer cette zone pour que les populations puissent faire leur travail normalement», a-t-il précisé. Selon lui, peu importe les auteurs de ce carnage, mais «un acte odieux a été commis. Et qui que soient les auteurs de ces actes, ils seront traqués et neutralisés au besoin», a-t-il lancé.

Collaboration avec l’armée bissau-guinéenne

Pour mieux traquer les meurtriers, l’armée sénégalaise peut compter sur l’armée bissau-guinéenne. «La coopération avec les troupes bissau-guinéennes sont permanentes. Il y a un mois, j'étais en Guinée Bissau pour discuter avec mon homologue. Nos commandants de zone se voient régulièrement le long de la frontière. Par conséquent, cette collaboration se fait également pour cette opération», a conclu le général.
Le 12/01/2018 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

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