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Vidéo: Comptes nationaux de l’éducation: le Sénégal cité en exemple par l’UNESCO

Mise à jour le 01/02/2018 à 17h05 Publié le 01/02/2018 à 17h00 Par Malick Maram Ndiaye et Moustapha Cissé

#Société
Vidéo: Comptes nationaux de l’Education: le Sénégal cité en exemple par l’UNESCO
© Copyright : Le360: Malick Maram Ndiaye

#Sénégal : L’UNESCO invite les pays africains à s’approprier l’expérience du Sénégal sur les Comptes nationaux de l’éducation, mis en place grâce au concours de l’Etat, des ménages, des collectivités locales et de l’aide internationale.

En prélude à la 3e conférence pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) prévue les 2 et 3 février à Dakar, le bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation et la science (UNESCO) a organisé un panel sur les Comptes nationaux pour l’éducation au Sénégal. Le choix porté sur le Sénégal n’est pas fortuit. Ce pays est souvent cité en exemple grâce aux efforts fournis dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Le Sénégal consacre 25% de son budget au secteur de l’éducation et de la formation. Ces efforts sont soutenus par l’ambitieux Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence dans l’éducation (PAQUET), mis en place par l’Etat. Toutefois, le financement de l’éducation n’est pas du seul ressort du pouvoir central. L’Etat est soutenu à la fois par les ménages, les collectivités locales et l’aide extérieure.


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"De nombreux pays à travers le monde souffrent d’un manque de données sur les flux de financement de l’éducation. Il est souvent difficile de savoir qui finance l’éducation, d’où viennent les fonds, où ils partent et qui en bénéficie. Cela peut avoir des implications importantes pour le suivi de l’agenda 2030 de l’éducation", souligne un document de l'UNESCO. "Pour aider à améliorer les données sur le financement de l’éducation et mettre en œuvre une méthodologie normalisée, l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et l’Institut international de la planification de l’éducation (IIPE-UNESCO), au travers de ses équipes de Paris et du pôle de Dakar, ont associé leur expertise pour mettre en oeuvre un projet sur les données financières de l’éducation en s’appuyant sur la méthodologie des Comptes nationaux de l’éducation (CNE)", poursuit l'organisation rattachée aux Nations unies.



"Depuis 2013, le projet a apporté un appui technique à huit pays membres du Partenariat mondial pour l’éducation: Côte d’Ivoire, Ouganda, Sénégal, Guinée (Conakry), Népal, République démocratique populaire lao, le Vietnam et le Zimbabwe. Soutenu par le programme des activités mondiales et régionales du GPE, le projet vise à développer et à mettre en œuvre des méthodes durables pour collecter, produire, diffuser et utiliser des données de qualité relatives au financement de l’éducation", explique toujours l'UNESCO.

Ainsi, les participants à ce panel ont tenté de répondre aux questions liées aux priorités politiques, aux coûts et aux financements des différents sous-secteurs de l'enseignement. Ils ont toutefois mis l’accent sur les réussites des CNE, ses difficultés, ses opportunités et ses perspectives à tous les niveaux de progression. Les différents acteurs du financement de l’éducation de la formation étaient donc réunis le 31 janvier à l’hôtel Radisson de Dakar et ont pu échanger sur les points qui font du Sénégal l’un des meilleurs élèves en Afrique.

Il convient de signaler que c'est grâce à l’appui financier du Partenariat mondial pour l’éducation que l’Unesco a pu apporter son soutien pour la mise en place des CNE au Sénégal. Pour concrétiser ce projet, le bureau régional de cet organisme à Dakar s’est basé sur son programme de développement de capacités pour l’éducation (CAPED). Ce programme est à son tour encadré techniquement par l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE), un démembrement de l’UNESCO.
Le 01/02/2018 Par Malick Maram Ndiaye et Moustapha Cissé