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Affaire Khalifa Sall: Amnesty rappelle à l'ordre l’Etat du Sénégal

Publié le 18/08/2018 à 12h32 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Société
Khalifa Sall, maire de Dakar

Khalifa Sall, maire de Dakar

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#Sénégal : Amnesty International s’inquiète du traitement réservé au maire de Dakar, Khalifa Sall et aux autres adversaires de Macky Sall. L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme demande à l’Etat du Sénégal de garantir aux opposants des procès équitables.

L’affaire Khalifa Sall est suivie de près par les organisations internationales de défense des droits de l’Homme. A deux semaines du verdict du procès en appel du maire de Dakar, Amnesty international a sorti un communiqué pour mettre le doigt sur le traitement inéquitable que la justice sénégalaise réserve aux potentiels adversaires de Macky Sall à la prochaine présidentielle.

Souvent citée en exemple en Afrique, la démocratie sénégalaise traverse actuellement une mauvaise passe à cause du traitement que la justice réserve aux opposants du pouvoir en place. Amnesty international tire ainsi la sonnette d’alarme et demande à a

L’affaire Khalifa Sall est suivie de près par les organisations internationales de défense des droits de l’Homme. A deux semaines du verdict du procès en appel du maire de Dakar, Amnesty international a sorti un communiqué pour mettre le doigt sur le traitement inéquitable que la justice sénégalaise réserve aux potentiels adversaires de Macky Sall à la prochaine présidentielle.

Souvent citée en exemple en Afrique, la démocratie sénégalaise traverse actuellement une mauvaise passe à cause du traitement que la justice réserve aux opposants du pouvoir en place. Amnesty international tire ainsi la sonnette d’alarme et demande à l’Etat du Sénégal de veiller au respect des droits des hommes politiques inculpés par les juridictions nationales.

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme cite dans son communiqué l’affaire Khalifa Sall, le maire de Dakar inculpé dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie. Elle qualifie «d’inéquitable» le procès du maire de Dakar.
 


>>>LIRE AUSSI: Algérie: Amnesty appelle à la libération immédiate d'un blogueur en grève de la faim



En effet, Khalifa Sall a été condamné à 5 ans de prison ferme par la justice sénégalaise. Curieusement, ses  démêlés politico-judiciaires ont commencé quand il a exprimé sa volonté de se présenter aux élections présidentielles qui auront lieu au Sénégal en février 2019. Cette coïncidence semble ainsi intriguer Amnesty International. Selon elle, le gouvernement du Sénégal a le devoir de garantir une justice équitable à tous les citoyens.

Malheureusement, souligne Amnesty International qui évoque aussi l’affaire Karim Wade, «les paroles de l’Etat du Sénégal ne sont pas suivie d’actes».

Pour rappel, le fils de l’ancien président, Abdoulaye Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la prochaine présidentielle, a été lui aussi condamné à 6 ans de prison ferme. Pour n’avoir pas prévu une possibilité d’appel, l’Etat du Sénégal n’a pas respecté «les normes internationales» dans procès de Karim Wade, dit le communiqué.
 

D’autres affaires comme la longue détention des jihadistes présumés, sans assistance de leurs avocats et les interdictions récurrentes des manifestations des opposants sénégalais sont aussi évoquées dans le communiqué d’Amnesty International.l’Etat du Sénégal de veiller au respect des droits des hommes politiques inculpés par les juridictions nationales.

L’organisation internationale de défense des droits l’Homme cite dans son communiqué l’affaire Khalifa Sall, le maire de Dakar inculpé dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie. Elle qualifie « d’inéquitable » le procès du maire de Dakar.


>>>LIRE AUSSI: Algérie: Amnesty appelle à la libération immédiate d'un blogueur en grève de la faim

En effet, Khalifa Sall a été condamné à 5 ans de prison ferme par la justice sénégalaise. Curieusement, ses  démêlés politico-judiciaires ont commencé quand il a commencé à montrer sa volonté de se présenter aux élections présidentielles qui auront lieu au Sénégal en février 2019. Cette coïncidence semble ainsi intriguer Amnesty International. Selon elle, le gouvernement du Sénégal a le devoir de garantir une justice équitable à tous les citoyens.

Malheureusement, souligne Amnesty International qui évoque aussi l’affaire Karim Wade, « les paroles de l’Etat du Sénégal ne sont pas suivie d’actes ».

Pour rappel, le fils de l’ancien président, Abdoulaye Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la prochaine présidentielle, a été lui aussi condamné à 6 ans de prison ferme. Pour n’avoir pas prévu une possibilité d’appel, l’Etat du Sénégal n’a pas respecté « les normes internationales » dans procès de Karim Wade, dit le communiqué.

D’autres affaires comme, la longue détention des jihadistes présumés, sans assistance de leurs avocats et les interdictions récurrentes des manifestations des opposants sénégalais sont aussi évoquées dans le communiqué d’Amnesty international.

Le 18/08/2018 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé