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CAN 2017. Sénégal: N'ayant rien gagné jusqu'ici, les Lions de la Teranga rêvent de trophée

Mise à jour le 14/01/2017 à 07h34 Publié le 14/01/2017 à 06h46 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Sports
CAN 2017. Sénégal: cette équipe qui n'a jamais rien gagné veut inscrire son nom dans l'histoire
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#Sénégal : La plus grande performance du Sénégal en coupe d’Afrique des nations remonte à 2002. Cette année, l’équipe menée par l’entraineur actuel comme capitaine atteignait la finale de la compétition pour la première fois de son histoire. Depuis plus rien, si ce ne sont que des déceptions.


La force première de cette équipe est son premier responsable Aliou Cissé, que tout son entourage décrit comme un vrai manager, plutôt qu'un simple entraîneur. Si l’homme aux dreadlocks mène aujourd’hui ses joueurs sans complexe, c’est parce qu’il a quelque chose de plus qu’eux : une finale de coupe d’Afrique des nations et une place de quart de finaliste au Mondial 2002. Sa venue en équipe nationale A a été demandée par des supporters déçus des prestations d’entraîneurs étrangers, payés à coup de plusieurs dizaines de millions de Fcfa par an. Aliou Cissé qui, à l’époque, rampait avec l’équipe nationale olympique était parvenu à se hisser en quart de finale des Jeux olympiques de Londres. C’était en 2012.
 

Six matchs, six victoires dans les qualifications


Se basant en majorité sur les jeunes de l’équipe olympique, notamment Pape Ndiaye Souaré, Kara Mbodj ou Sadio Mané qui l’ont dévoilé au public en tant qu’entraineur, Aliou Cissé a réussi un parcours sans faute lors des éliminatoires de la CAN au Gabon, une performance jamais réussie auparavant qui a permis a l’équipe du Sénégal d’être classée meilleure équipe africaine par la Fifa depuis 3 mois.

Sadio Mané, un joueur attendu


Pour cette CAN au Gabon, un nom revient toujours, celui du numéro 10 sénégalais, Sadio Mané. Le «petit homme», qui est le joueur africain le plus cher de l’histoire du football, a séduit la Premier league anglaise, avec un début époustouflant. Pourra-t-il confirmer au Gabon ses bons résultats en championnat anglais? Sans aucun doute pensent les reporters sportifs du pays de la Teranga.

C’est le cas de Lamine Gueye, journaliste sportif a la radio Zikfm qui estime que "la discipline de Sadio Mané fera la différence. Sadio Mané nous rappelle El Hadj Diouf, mais en plus correct, plus jeune et plus talentueux». Celui que ses collègues appellent Président Lamine Gueye, en souvenir à l’homme politique du même nom, demande toutefois aux supporters d’être plus patients et de ne pas trop mettre la pression à cette belle équipe. "On a une équipe très jeune, il ne faudrait surtout pas leur demander plus qu’ils ne peuvent donner, ils sont pour la plupart à leur deuxième voire première coupe d’Afrique des nations, laissons leur encore un peu plus de temps". 

CAN 2017. Sénégal: cette équipe qui n'a jamais rien gagné veut inscrire son nom dans l'histoire
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Un 12e Gaïndé très exigeant


«Le trophée, rien que le trophée»: c’est la seule phrase que les supporters sénégalais ont sur les lèvres. Conscientes que le "douzième Gaïndé" ou 12e Lion en Ouolof,  peut mener l’équipe très loin, les autorités du sport ont dégagé une enveloppe considérable pour leur permettre d’aller au Gabon, plus que l’aide aux medias. Ces supporters qui n’ont jamais eu le plaisir de goûter à la première place lors d'une phase finale de CAN espèrent voir leur équipe triompher cette année.

Insa Dieng est l’un d’entre eux. Cet habitant de Sicap Karak, quartier résidentiel de Dakar, est un vrai fan de foot. Supporter de l’équipe dakaroise de Niarry Tally, il ne rate aucun match de l’équipe nationale. Selon lui, l’entrée dans cette CAN va déterminer la suite du tournoi. «Il nous faut gagner impérativement notre premier match contre la Tunisie et assurer la qualification en quart de finale dès la deuxième rencontre, heureusement que nous allons finir face à l’Algérie qui, même si elle n’est plus ce qu’elle était en 2015, reste une équipe redoutable».

Au pays de la Teranga, cette CAN est très attendue. Jusqu’ici les supporters sont restés sur leur faim. C’était le cas à Asmara en 1968, au Caire en 1986 et enfin à Bamako en 2002.


Le 14/01/2017 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé