«Tunisia 2020»: près de 10 milliards de dinars de promesses d’investissements

DR

Le 29/11/2016 à 11h40, mis à jour le 29/11/2016 à 11h53

La conférence internationale sur l'investissement "Tunisia 2020" a démarré ce mardi 29 novembre à Tunis avec les premières promesses d'investissements. 142 projets seront présentés pour des financements estimés à 67 milliards de dinars. L’objectif est de relancer l’économie tunisienne en panne.

La Tunisie ne compte désormais que sur le succès de cette conférence internationale sur l’investissement «Tunisia 2020» pou relancer son économie. Et dès l’ouverture, les promesses d’investissements ont commencé à tomber. Et selon les premières projections, près de 10 milliards de dinars seront signés durant les deux jours de la conférence qui se déroule les 29 et 30 novembre au Palais des congrès de Tunis.

Les secteurs ciblés par ces investissements sont principalement ceux de l’industrie, des infrastructures touristiques et pharmaceutiques. Ces accords seront signés avec un certain nombre de pays dont le Qatar et l’Allemagne, des investisseurs étrangers et des fonds d’investissement.

Ainsi, l’émir du Qatar, Tamim Bin Hamad Al Thani, a annoncé une enveloppe globale d’investissement en Tunisie de 1.250 millions de dollars pour soutenir la reprise de l’économie tunisienne.

Tunisie: le tourisme et le phosphate ont emporté Habib Essid

De même, la Banque européenne de l’investissement (BEI) devrait signer 5 accords de financement pour un montant de 400 millions d’euros.

A noter que quelque 2.000 investisseurs devraient prendre part à cette conférence internationale qui vise à replacer la Tunisie dans le radar des investisseurs étrangers. Lors de ces deux jours, environ 142 projets seront présentés aux investisseurs dont 64 projets publics, 33 projets partenariat public-privé et 43 projets privés. Le volume global des investissements de ces différents projets est estimé à 67 milliards de dinars.

Tunisie: une croissance moyenne de 4% sur la période 2016-2020

Les secteurs concernés par ces projets sont les infrastructures, l’énergie, le dessalement des eaux, l’agriculture, le tourisme, les TIC, la santé et les industries de haute technologie.

A travers ces différents projets, la Tunisie espère redémarrer son économie minée par une crise aiguë née des effets négatifs du «Printemps arabe» et du terrorisme qui ont affecté particulièrement le secteur touristique, un des poumons de l’économie tunisienne.

Par Karim Zeidane
Le 29/11/2016 à 11h40, mis à jour le 29/11/2016 à 11h53