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Tunisie. Présidentielle: en prison, le candidat Nabil Karoui en grève de la faim

Mise à jour le 13/09/2019 à 16h10 Publié le 13/09/2019 à 16h07 Par Karim Ben Amar

#Politique
Nessma, Nabil Karoui

Nabil Karoui, candidat à le présidentielle tunisienne.

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#Tunisie : Nabil Karoui, l'un des 26 candidats à l'élection présidentielle tunisienne anticipée de ce dimanche 15 septembre, est en détention depuis le 23 août. Il a pour cette raison entamé une grève de la faim à l'intérieur de la prison, a annoncé jeudi sa chaîne de télévision, Nessma TV. Détails.


La chaîne de télévision privée Nessma TV, a annoncé hier jeudi 12 septembre que le propriétaire de cette dernière et candidat à l’élection présidentielle tunisienne, Nabil Karoui, en détention depuis le 23 août, a entamé une grève de la faim à l’intérieur du pénitencier.

Nessma TV a déclaré que Nabil Karoui avait entamé une grève de la faim pour réclamer son droit de vote. Il a aussi fait savoir qu'il avait adressé un message au corps électoral, aux acteurs politiques et à la société civile, les avertissant du danger de «laxisme devant le coup d'État contre la Constitution et la voie de la transition démocratique dans son ensemble».


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Dans cette lettre publiée par la même chaîne de télévision, Nabil Karoui a affirmé: «Je ne veux pas approfondir vos sentiments de douleur et de colère sur la situation de notre pays ces jours-ci en cherchant à saboter le processus électoral par des méthodes connues de tous et en essayant d'isoler des millions d'électeurs tunisiens».

Et d'insister que «la fête électorale a été transformée en une arène d'abus et d'injustices, je suis privé de mes droits constitutionnels et empêché d'entrer en contact direct avec le peuple comme à l'instar des autres candidats ayant réagi lors des récents débats».


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Le magnat de la presse a conclu en déclarant que l’emprisonnement l'«'empêchait de faire campagne et d'exercer le droit de vote, tel que garanti par la Constitution et par les lois et procédures liées au processus électoral, mais cela a renforcé ma stabilité et ma détermination».

Deux jours séparent encore les 7 millions d’électeurs Tunisiens des urnes et donc du début du premier tour, où 26 candidats sont en lice pour le poste du président de la République. Le vote à l'étranger a démarré quant à lui ce vendredi 13 septembre dans les six circonscriptions en Europe, deux Amériques et aux Émirats Arabes Unis.


Le 13/09/2019 Par Karim Ben Amar