Fermer

Tunisie: la grogne sociale gagne les régions périphériques

Publié le 20/04/2017 à 19h38 Par Karim Zeidane

#Société
manifestants en Tunisie
© Copyright : DR

#Tunisie : S'estimant marginalisés, les habitants des régions périphériques tunisiennes manifestent leur mécontentement. Après Kef, d’autres régions sont concernées par ce mouvement de protestation, réclamant un développement plus équilibré et des emplois.

Six ans après le Printemps arabe, voilà que la Tunisie se révolte à nouveau. Plusieurs milliers de Tunisiens des différentes régions périphériques du pays ont manifesté ce jeudi 20 avril dans diverses régions du pays.

C’est au niveau de la ville de Kef dans le nord-ouest du pays que les manifestants ont été les plus nombreux. Les populations de la région protestent contre leur marginalisation et réclament un développement plus équitable entre les régions du pays. Ayant répondu à l’appel du bureau régional du syndicat UGTT et de la société civile, des milliers de Kéfi ont scandé «Travail, liberté, dignité», ou encore «le développement de Kef est un droit», «Oh Kéfi, ta pauvreté a augmenté», etc. Ils ont aussi fustigé les promesses non tenues par le gouvernement. 

La grève générale a été fortement suivie dans cette ville de 50.000 habitants, distante de moins de 200 km de Tunis. Cafés, épiceries, institutions publiques et privées ayant préféré baisser leurs rideaux.


LIRE AUSSI : Tunisie: 6 ans après la révolution, les Tunisiens commencent à déchanter


Kef n’est pas la seule région concernée par les mouvements sociaux. Ceux-ci ont touché d’autres régions périphériques comme Kairouan (centre) et Tataouine (sud).

Le mouvement devrait s’étendre à Sidi Bouzid où une grève générale est en cours de préparation. Là aussi, la population dénonce les promesses non respectées et réclame de l’emploi et du développement.

Partout on dénonce les maux de la société: chômage, pauvreté, corruption, etc. Et le gouvernement central semble être impuissant. En effet, face à la généralisation des manifestations et des revendications, le gouvernement ne sait plus où donner de la tête.
Le 20/04/2017 Par Karim Zeidane