Kiosque le360 afrique: Les femmes nigériennes célèbrent, ce vendredi 13 mai 2016, le 25e anniversaire de la Journée nationale de la femme. Pour la petite histoire, cette date célèbre la marche historique des femmes nigériennes en 1991 pour réclamer une plus grande représentativité au sein des organes de pouvoir du pays.Il s’agit à l’époque de la commission préparatoire de la Conférence nationale souveraine. 25 ans plus tard, la participation des femmes dans la vie politique et économique du pays n’est toujours pas une chose acquise, malgré la volonté gouvernementale affichée.La ministre de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant, Amadou Aïssata, a en effet saisi l’occasion de cette journée pour livrer un message dans lequel elle a expliqué que le thème de cette année «cadre avec les priorités des autorités de la 7e République, celles de donner aux femmes des opportunités d’être des actrices incontournables du développement au vu de leur poids numérique», rapporte le journal électronique aniamey.com.La publication revient largement sur le sujet du jour, en relativisant les acquis, ou en ne considérant que la moitié vide du verre. «25 ans après cette marche historique, il est important d’apprécier les progrès enregistrés et de répertorier les contraintes rencontrées surtout dans le domaine de l’autonomisation des femmes au Niger», souligne-t-elle.Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2012, les femmes représentent 50,6% de la population. Elles vivent en majorité en milieu rural (78,3%) et sont malheureusement à plus de 72% analphabètes. «Selon la ministre, ces dernières sont confrontées à la pauvreté, car 4 pauvres sur 5 sont des femmes au Niger», reprend la publication.Par ailleurs, leur contribution à la création des richesses est limitée du fait que les moyens modernes de production et de transformation des produits ne leur sont pas souvent accessibles. En outre, les femmes sont confrontées aux difficultés d’accès à la propriété foncière, au système des crédits bancaires classique et à l’emploi dans le secteur moderne.
Un long chemin reste encore à parcourir…




