Le 13 novembre avait lieu le procès de Nouhou Thiam, l'ex-chef d'état-major de l'armée guinéenne, et de deux autres officiers accusés de racisme, d'ethnocentrisme, de régionalisme et de crimes et délits dans l'exercice de leurs fonctions.
Le juge du tribunal criminel de Dixinn a reporté l'affaire au 12 février 2018, après avoir constaté l'absence d'un des accusés à l'audience. Malade, l'ancien gouverneur de la ville de Conakry et coaccusé de Nouhou Thiam, le commandant Sékou Resco Camara, serait en traitement en France.
Le troisième accusé dans cette affaire, le commandant Aboubacar Sidiki Camara, alias De Gaulle, ancien chef de la sécurité présidentielle du général Sékouba Konaté, est quant à lui décédé en 2014.
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La FIDH et ses associations partenaires en Guinée s'étaient constituées partie civile aux côtés des 15 victimes pour que les auteurs des tortures soient punis.
Avec la programmation de ce procès, Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH (Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme), s'était demandé: "La culture de l’impunité commencerait-elle à vaciller en Guinée?". Pour lui, l’ouverture du procès "des tortionnaires d’Hamdallaye et de leurs commanditaires" va être l’occasion de débattre publiquement d’un fléau national et de juger certains de ses auteurs.
