Mauritanie: des animaux sauvages importés d’Afrique du Sud pour régénérer la faune locale

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Le 05/05/2019 à 13h39, mis à jour le 06/05/2019 à 13h52

Des animaux sauvages importés d'Afrique du Sud sont arrivés le vendredi 3 mai dernier à Nouakchott. Ils seront acheminés dans le Parc national d’Aouleygatt (PNA) dans la région du Trarza, en vue de régénérer la faune locale.

Pays désertique confronté à des cycles de sécheresse récurrents, la Mauritanie lutte aujourd’hui pour créer les conditions d’un couvert végétal et une reconstitution de sa faune.

C’est dans ce cadre qu’il faut mettre en relief l’arrivée, le vendredi 3 mai dernier à Nouakchott, de 188 animaux sauvages de 14 espèces, parmi lesquels des hyènes et des girafes, importés d’Afrique du Sud.

D’autres espèces viendront d’Afrique australe dans le cadre de la mise en œuvre d'une convention signée en novembre 2018.

Ces animaux sont destinés au Parc national d’Aouleygatt (PNA) situé à une trentaine de kilomètres au Sud de Nouakchott, dans la région du Trarza.

Le contrat de livraison de ce premier groupe d'animaux de la savane africaine avait été signé au mois de novembre 2018 entre le Parc national d’Aouleygatt (PNA) et une société sud-africaine spécialisée dans ce domaine.

Cet établissement, de création récente, vise à aider à la renaissance des animaux sauvages dans le pays.

L’opération du vendredi 3 mai dernier traduit «la volonté des autorités mauritaniennes de préserver l’environnement, l’écosystème et faire régénérer la faune, car le changement climatique, les sécheresses successives et l’exploitation abusive des ressources naturelles, ont favorisé la disparition de certaines espèces d’animaux sauvages, tout comme ces pratiques constituent une réelle menace pour le milieu naturel», déclare, à cet égard, le ministre mauritanien de l’Environnement et du développement durable, Amedy Camara, cité par l’Agence mauritanienne d’informations (AMI).

Par Cheikh Sidya (Nouakchott, correspondance)
Le 05/05/2019 à 13h39, mis à jour le 06/05/2019 à 13h52