Fermer

Vidéo. Algérie: les forces antiterroristes violent un campus universitaire à Alger

Mise à jour le 17/04/2019 à 18h31 Publié le 17/04/2019 à 18h22 Par Mar Bassine

#Politique
BRI Algérie
© Copyright : DR

#Algérie : Aujourd'hui, mercredi 17 avril, les éléments de la Brigade de recherche et d'intervention ont violé l'intimité des étudiants de l'université d'Alger en y entrant encagoulés et tout de noir vêtus. A l'origine, la BRI était destinée à lutter contre le terrorisme et la prise d'otages.


Alors que les étudiants de la faculté de droit Benyoucef Benkhedda à Said Hamdine suivaient tranquillement leurs cours, ce mercredi 17 avril, ils ont eu la mauvaise surprise de voir les forces antiterroristes faire irruption dans l'enceinte de l'établissement.

Dans les vidéos postées sur les réseaux sociaux, on découvre plusieurs hommes qui descendent les escaliers, tout de noir vêtus, avec des cagoules leur couvrant la tête.

Bien que les raisons de cette visite incongrue n'aient pas été révélées, les médias algériens font état de l'arrestation de plusieurs étudiants impliqués dans les manifestations.


>>>LIRE AUSSI: Vidéos. Face à la répression, la protestation mute pour "dégager" le système

Karim Tabbou, porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti d'opposition), a dénoncé cette irruption des éléments de la BRI dans l’enceinte de la faculté de droit. Il décrie «un acte grave et condamnable». «La violation des franchises universitaires puis l’arrestation arbitraire des étudiants à l’intérieur même de l’enceinte universitaire à Said Hamdine est un acte grave et condamnable», a-t-il dit.

Il affirme, toujours dans le même contexte de dénonciation, que  le caractère pacifique du mouvement populaire «dévoile au quotidien la brutalité et la nature violente du système politique qui continue de tenir en otage le pays».
Ce n'est pas la première fois que le pouvoir algérien, aux abois, use de la violence ou de l'intimidation. Vendredi dernier, les autorités avaient fait appel au GOSP, une unité formée en principe pour la lutte antiterroriste et la libération d’otages. Ce mercredi, c’est la BRI qui est appelée pour embarquer des étudiants. Ces unités n’auraient jamais dû être utilisées contre le peuple qu’elles sont censées rassurer et dont elles font la fierté.

Le veille justement, le chef de l’armée a souligné que la puissance de feu de l’ANP est destinée «à faire face aux ennemis de la nation et non pas contre son peuple».
 



Le 17/04/2019 Par Mar Bassine