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Algérie-Tunisie: une mini-crise diplomatique

Mise à jour le 08/05/2017 à 15h32 Publié le 08/05/2017 à 11h49 Par Karim Zeidane

#Politique
poste frontalier Algérie-Tunisie
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#Algérie : Un affront de trop, selon les Algériens. La déclaration d'un ministre tunisien sur les liens entre le positionnement géographique de son pays et ses problèmes a pris une tournure diplomatique. L’ambassadeur de la Tunisie en Algérie a été convoqué hier dimanche.

Le silence d’Alger suite à la sortie du ministre des Affaires locales et de l’environnement tunisien, Riadh Mouakher, n’a pas trop duré. Après avoir laissé la presse locale faire le boulot, allant jusqu'à demander l'éviction du ministre, les autorités algériennes ont fini par convoquer l’ambassadeur tunisien en Algérie pour lui signifier leur mécontentement.

Un geste diplomatique fort qui signifie clairement une situation de très fort mécontentement. D'autant plus qu’Alger, en froid avec son voisin de l’Ouest, essaye par tous les moyens de ménager son voisin de l’Est.

Ainsi, ce dimanche, la déclaration du ministre tunisien a fini par prendre les allures d’une crise diplomatique avec la convocation d’Abdelmadjid El Ferchichi, ambassadeur de Tunisie, par le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra. 


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Selon un communiqué du ministère algérien, «l’ambassadeur de Tunisie à Alger Abdelmadjid El Ferchichi a été reçu ce jour au ministère des Affaires étrangères où il lui a été demandé de fournir des clarifications au sujet des déclarations attribuées au ministre tunisien des Affaires locales et de l’environnement, Riadh Mouakher, en marge de la conférence ”Tunisie, espoir en Méditerranée”, organisé par la Fondation Craxi, à Rome le 4 mai courant».

«Il a été signifié, à cette occasion, à l’ambassadeur tunisien, que ces propos à l’égard de l’Algérie ont suscité des interrogations, autant au plan populaire qu’au plan officiel», ajoute le communiqué.

Pour rappel, Riadh Mouakher avait souligné que «c’est mal vu de dire que la Tunisie se trouve entre l’Algérie, un pays communiste, et la Libye, un autre pays qui fait peur».

Il s’agit de la seconde convocation de l’ambassadeur tunisien à Alger en l’espace d'une année. La première était justifiée par la décision tunisienne d’imposer une taxe aux touristes algériens qui se rendaient en Tunisie. 

Enfin, il faut aussi souligner que ce n'est pas la première fois qu''un ministre tunisien fait le lien entre le positionnement géographique de la Tunisie et ses problèmes de sécurité.
Le 08/05/2017 Par Karim Zeidane

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