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Algérie. Le gouvernement boycotte le forum africain de l'investissement

Mise à jour le 01/04/2018 à 16h18 Publié le 01/04/2018 à 16h09 Par Mar Bassine

#Economie
Afrik Forum Investissement et Commerce, boycott des officiels
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#Algérie : Après le fiasco du forum africain d'investissements et d'affaires qu'il voulait organiser en 2016, le gouvernement algérien a littéralement tourné le dos à l'initiative privée qu'il souhaitait concurrencer.


Chat échaudé craint l'eau froide, dit l'adage. Les officiels algériens ne sont toujours pas remis de l'échec retentissant de l’organisation du Forum africain de l’investissement (FAIA) et d’affaires dont ils espéraient faire une grand-messe pour les relations avec les pays subsahariens. C’est l’unique explication plausible de leur boycott d’une initiative privée similaire et qui porte pratiquement le même nom et qui en est à sa cinquième édition.

En effet, alors que trois ministres ont bel et bien parrainé l’Afrik Forum de l'Investissement et du Commerce (AFIC) qui a ouvert hier samedi 31 janvier, aucun d’eux n’a voulu y mettre pied. Ainsi, les chefs de département du Commerce, du Tourisme et l’Environnement ont-ils brillé par leur absence, laissant l’organisateur et les diplomates seuls lors de l’ouverture des travaux. Ce détail n’a pas échappé à la presse algérienne qui fustige une attitude irrévérencieuse face à l’initiative privée.

Forum africain d'investissement
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Pourtant, l’AFIC en est à sa cinquième édition et a beaucoup plus de mérites que le projet mort dans l’œuf du FAIA que voulait mettre en place le gouvernement algérien en décembre 2016. Après avoir dépensé 10 millions de dollars pour prétendument recevoir 2.000 chefs d’entreprises et dirigeants privés africains, il n’avait pas finalement regroupé que quelques dizaines d’hommes d’affaires.


>>>LIRE AUSSI: Algérie: fiasco du démarrage du Forum africain d’investissement et affaires d’Alger

Mais le fiasco ne s’était pas arrêté là, puisque les ministres se sont querellés entre eux et avec le chef du patronat, Ali Haddad qui était lui-même coorganisateur. Ce dernier voulant lire son discours après le Premier ministre d’alors, Abdelmalek Sellal, comme l’y avait invité le maître de cérémonie, il avait provoqué la colère noire de Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, qui était parti sans demander son reste. 

Le 01/04/2018 Par Mar Bassine