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Algérie: 18 mois de prison requis contre un journaliste poursuivi pour "diffamation"

Mise à jour le 16/03/2021 à 13h57 Publié le 16/03/2021 à 13h57 Par Le360 Afrique - Afp

#Médias
Abdelhakim Setouane

Abdelhakim Setouane, rédacteur en chef du site d'informations arabophone Essafir broadcast.

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#Algérie : Le parquet algérien a requis 18 mois de prison ferme contre un journaliste poursuivi pour "diffamation", une peine jugée "disproportionnée" par Reporters sans frontières (RSF) qui a réclamé sa "libération immédiate".

Rédacteur en chef du site d'informations arabophone Essafir broadcast, Abdelhakim Setouane, est poursuivi pour "diffamation", "atteinte à la vie privée", "chantage journalistique" et "publication d'informations malveillantes", dans ce procès intenté par le ministère de la Communication.

Il lui est reproché la publication d'un article dans lequel il révélait une relation extraconjugale du président de la chambre basse du Parlement algérien, d'après l'ONG.

Le tribunal algérois de Sidi M'hamed a ainsi   requis lundi une peine de 18 mois de prison ferme contre le journaliste, en détention depuis le 20 octobre.

RSF a dénoncé dans un communiqué "un réquisitoire disproportionné" et appelé à sa "libération immédiate".

>>> LIRE AUSSI: Algérie: un journaliste condamné par contumace à 7 ans de prison

Le verdict est attendu le 29 mars, selon des médias locaux.

Plusieurs journalistes ont été condamnés ces derniers mois par la justice algérienne, dont Khaled Drareni, correspondant de TV5 Monde et de RSF en Algérie.

"Dans un contexte politique assez instable, la liberté de l'information en Algérie demeure fortement menacée. Sous pression judiciaire, la presse algérienne peine à remplir sa mission", estime RSF.

L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par l'ONG, dégringolant de 27 places par rapport à 2015.
Le 16/03/2021 Par Le360 Afrique - Afp