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L'Algérie ne veut plus être taxée de "pays dangereux" par la France et les Etats-Unis

Mise à jour le 21/09/2017 à 11h48 Publié le 21/09/2017 à 11h48 Par Mar Bassine

#Politique
L'Algérie ne veut plus que la France la taxe de pays dangereux

La prise d'otages d'In Amenas avait fait 37 victimes innocentes, dont 12 japonais, à cause de l'intervention brutale des forces algériennes. C'est ce qui renforce les doutes sur les capacités algériennes à gérer ce genre de crise.

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#Algérie : Son image de pays dangereux lui colle à la peau, freinant considérablement ses ambitions dans le domaine du tourisme. Alger veut que dans ses recommandations de voyage, la France cesse de considérer l'Algérie comme un pays "à risque".


Alger veut se défaire de son étiquette de pays non sûr pour les ressortissants étrangers, afin de pouvoir développer son tourisme. Selon la presse, le ministère du Tourisme s'est même adressé à l'ambassade de France, la suppliant de ne plus faire figurer le pays parmi par ceux où pullulent les terroristes et qui constituent une grave menace pour la sécurité (Voir carte).  

Algérie
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Tous les ans, au moment où la France procède à la mise à jour de sa carte sur les risques de chaque pays pour ses citoyens, Alger espère qu'elle sortira enfin de la zone rouge. Malheureusement, les autorités, qui évaluent le niveau de sécurité des destinations des Français, tardent à changer d'avis. Cette année encore, la recommandation a été identique aux précédentes et on peut lire sur le site du ministère français des Affaires étrangères que : "le pays reste exposé au risque terroriste". Cette seule phrase dissuade beaucoup de touristes qui auraient pu être tentés par une visite de l'Algérie. 
 


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Le fait est que la France n'est pas la seule à signaler le risque sécuritaire de l'Algérie. En effet, les Etats-Unis sont du même avis et continuent d'alerter régulièrement leurs ressortissants à ce sujet. Le dernier message d'alerte date de juin et exprimait une certaine méfiance quant à la sécurité sur le territoire algérien. 
 


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Il n'est pas sûr que la démarche du ministère algérien du Tourisme soit payante. Car au-delà des aspects de sécurité, se pose également la question de l'attitude des autorités face aux actes terroristes. La prise d'otages sur le site pétrolier d'In Amenas est encore fraîche dans les mémoires. En effet, Alger avait choisi une confrontation brutale avec les terroristes. Option qui a certes permis d'éliminer 29 terroristes, mais qui a quand même coûté la vie à 37 otages, essentiellement de nationalité japonaise. Le gouvernement japonais avait pourtant exigé l'arrêt de l'assaut algérien, mais il n'avait pas été entendu. 

Le 21/09/2017 Par Mar Bassine

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