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Vidéo. Algérie: Ouyahia ne voulait pas d'un report de la présidentielle

Mise à jour le 19/01/2019 à 13h47 Publié le 19/01/2019 à 13h45 Par Mar Bassine

#Politique
Algérie: Ouyahia avoue que "l'Etat n'a plus les moyens de prendre en charge les écoles primaires"

Ahmed Ouyahia, le Premier ministre algérien, livre les écoles primaires aux collectivités locales.

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#Algérie : Ahmed Ouyahia, Premier ministre algérien, s'est empressé d'exprimer sa satisfaction après la convocation du corps électoral pour la tenue de la présidentielle le 18 avril 2018. Une déclaration qui sonne comme une victoire sur ceux qui parlaient de continuité dans le flou absolu.


Dans la guerre de succession qui couve au sein le landerneau politique algérien, notamment au niveau du premier cercle de pouvoir, Ahmed Ouyahia, Premier ministre et leader du Rassemblement national démocratique (RND), semble avoir remporté une victoire sur ses alliés du Front de libération nationale (FLN). Ces derniers ont, un certain temps, défendu l'idée farfelue d'une "continuité" qui lassait penser qu'ils ne voulaient plus de l'organisation de la présidentielle. 


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Hier, après une réunion de son parti, Ouyahia n'a pas caché sa satisfaction de voir que la présidentielle n'a pas été réportée, tout en rappelant qu'il était contre tout changement du calendrier initial. Dans une déclaration à Dzaïr News, il s'est réjoui de la convocation par le président Bouteflika du corps électoral pour la tenue du scrutin le 18 avril prochain. 



Selon lui, "Le respect des délais et le retour au choix du peuple font partie traditions qui étaient défendues par le président Bouteflika depuis qu’il est au pouvoir".

Et d'ajouter: "c’est conforme à la position de notre parti. Les Conseils nationaux, élargis, ont tous appelé à la candidature de Bouteflika. Et si on a appelé à la candidature de Bouteflika, cela voudrait dire aussi qu’on était pour la tenue des présidentielles dans les délais". 


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Aujourd'hui, la question qui se pose est de savoir si Abdelaziz Bouteflika sera ou non candidat pour un cinquième mandat. Il est clair qu'il n'en a pas la capacité physique compte tenu de sa maladie, mais le suspense demeure. Dans le cas contraire, qui pourrait alors être le candidat de consensus pour la majorité? Ouyahia? Pourquoi pas? 


Le 19/01/2019 Par Mar Bassine