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Algérie: le Panel pour le dialogue suit Gaîd Salah et prône une élection "dans les plus brefs délais"

Mise à jour le 08/09/2019 à 14h22 Publié le 08/09/2019 à 14h19 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Karim Younès
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#Algérie : "L'instance de dialogue" chargée par le pouvoir algérien de sortir le pays de la crise a prôné la tenue d'une élection présidentielle "dans les plus brefs délais", en remettant dimanche son rapport final au chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah.

Dans cette optique, l'instance a proposé deux projets de textes de loi: l'un sur la révision de la loi électorale et l'autre sur la mise en place d'une commission indépendante de surveillance des élections, selon la télévision publique, citant un communiqué de la présidence.

Bensalah a chargé le coordonnateur de cette instance, Karim Younes, ex-président de la Chambre basse, d'entamer de nouvelles consultations en vue de la création de la commission indépendante de surveillance des élections, d'après la même source.

La remise de ces conclusions intervient quelques jours après que le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah a appelé à déterminer d'ici le 15 septembre la date de la présidentielle.


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Il a jugé "opportun de convoquer le corps électoral le 15 du mois de septembre courant", sachant qu'au regard de la loi algérienne, une telle convocation par décret présidentiel a lieu "90 jours avant la date du scrutin".

Formée fin juillet par le pouvoir, l'"instance nationale de dialogue" a été chargée de consulter partis politiques, société civile et représentants du "Hirak" (le mouvement de contestation), afin de définir les modalités d'une présidentielle devant élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue le 2 avril.


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Le "Hirak" rejette un tel dialogue. Il réclame le démantèlement de l'appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin ainsi que la mise en place d'institutions de transition, ce que refusent les autorités algériennes.

Tout en rejetant la demande des manifestants, le pouvoir algérien a proposé un dialogue --sans participation de l'Etat-- sur les modalités de l'organisation du scrutin.

Une élection présidentielle prévue le 4 juillet a dû être annulée, faute de candidats.
Le 08/09/2019 Par Le360 Afrique - Afp