Fermer

Algérie: un ex-policier, figure du "Hirak", condamné à deux ans de prison ferme

Mise à jour le 18/09/2020 à 13h46 Publié le 18/09/2020 à 09h59 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Hirak manifestations
© Copyright : DR

#Algérie : Un ex-policier algérien, militant connu du mouvement de contestation "Hirak", a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme, selon le Comité pour la libération des détenus (CNLD).

Il est accusé de "menace sur des agents de police" et "divulgation de secrets professionnels sur Facebook", selon cette association de soutien aux détenus d'opinion.

Cet ancien policier avait notamment dénoncé la répression policière d'une marche étudiante en octobre 2019 à Alger.

Les autorités ciblent depuis des mois les militants, les opposants politiques, les journalistes et les internautes, multipliant interpellations, poursuites judiciaires et condamnations, afin d'empêcher une reprise du "Hirak".

Ainsi, le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, a été condamné mardi en appel à deux ans de prison ferme pour sa couverture de la contestation.


LIRE AUSSI: Algérie: nouvelle crise diplomatique en vue avec Paris, à cause d'une "Enquête exclusive" de M6


Selon le CNLD, quelque 45 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation, la plupart pour des publications sur Facebook.

Le Hirak est un mouvement de contestation pacifique né en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962.

Ce soulèvement, qui a poussé au départ le président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019, a été suspendu mi-mars 2020 en raison de la crise sanitaire.
Le 18/09/2020 Par Le360 Afrique - Afp