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Cameroun: Patrice Nganang raconte «La révolte anglophone» dans un livre

Publié le 27/04/2018 à 12h29 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Culture
Patrice Nganang

Patrice Nganang.

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#Autres pays : L'écrivain camerounais Patrice Nganang sort un essai littéraire intitulé «La révolte anglophone». Il y livre ses réflexions sur la crise qui déchire le Cameroun.

Il ne s’est pas contenté d’un «carnet de route» après son voyage dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie, depuis octobre 2016, à une crise sociopolitique qui s’est muée en guérilla. De son périple en «zone anglophone» comme il l’écrit lui-même, Patrice Nganang en a fait un livre. Ou plus précisément, un essai littéraire intitulé La révolte anglophone.

Un ouvrage de 260 pages publié aux éditions Teham, dont la sortie est programmée le 30 mai 2018. «Ce livre est le premier écrit en français sur la crise anglophone du Cameroun, dans sa forme actuelle: une guerre civile qui oppose l'armée du régime de Paul Biya et les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays», selon l’éditeur.


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Ici, l’écrivain camerounais installé aux Etats-Unis fait le récit du conflit qui se livre sur le terrain entre les sécessionnistes et l’armée camerounaise. Conflit dont il a été témoin, lui qui a sillonné pendant plusieurs jours le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’année dernière, au plus fort de la contestation anglophone. Mais l’auteur de Temps de chien, prix Marguerite-Yourcenar et Grand Prix de la littérature d’Afrique noire, livre surtout ses réflexions autour de cette guerre.

L’ensemble de ses réflexions constitue un cadre à la disposition du grand public pour comprendre «la situation présente et à venir du Cameroun, à la lumière de la question anglophone», indique l’éditeur. Le livre, vendu au prix de 10 euros (plus de 6.500 francs CFA), répond à trois préoccupations: sensibiliser, créer une chaîne de solidarité et susciter la réflexion sur une «réelle alternative», apprend-on. Le produit de sa vente sera affecté au «soutien des réfugiés et des prisonniers d'opinions des régions anglophones du Cameroun».
Le 27/04/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell