Fermer

Bénin-Togo: la BAD accorde 40,8 millions de dollars pour un tronçon de l'axe Lomé-Cotonou

Mise à jour le 15/01/2017 à 09h58 Publié le 15/01/2017 à 07h32 Par Le360 Afrique - MAP

#Economie
route lomé-cotonou
© Copyright : dr

#Autres pays : La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un don et un prêt de 40,8 millions de dollars au profit du Togo et du Bénin. Ce, afin de financer l’aménagement de 30 km de routes entre les capitales des deux pays, ainsi qu’un important programme de lutte contre l’érosion côtière.

'’Le projet sécurisera et renforcera l’axe Lomé–Cotonou, ô combien stratégique pour le commerce et la circulation des personnes dans la sous-région, tout en contribuant à consolider l’intégration régionale et à améliorer les conditions de vie des 1,7 million de personnes vivant dans cette zone côtière’’, explique la BAD dans une note publiée sur son portail officiel.

Bordant la côte entre Lomé et la frontière avec le Bénin, le tronçon routier Avépozo–Aného (30 km) constitue un maillon menacé de l’axe qui relie les capitales togolaise et béninoise, et plus globalement du corridor routier Abidjan–Lagos, rappelle la BAD, laissant savoir que par ce projet, la Banque contribue à l’élargissement de la route, permettant d’absorber le trafic croissant de véhicules et à des mesures de protection côtière.

Il s’agit, en outre, de l’aménagement de 28 épis rocheux le long de la côte et du rechargement en sable de la plage, ce qui devrait permettre de ramener la vitesse de recul de la côte à 1 mètre par an, contre 15 à 20 mètres par an à l’heure actuelle.


LIRE AUSSI :
La BAD se penche sur les barrières non tarifaires au sein de la CEDEAO


‘’Les côtes du Golfe de Guinée sont particulièrement touchées par l'érosion marine, phénomène qui s’aggrave avec le changement climatique. Le grignotage des côtes combiné avec les inondations constitue une menace croissante pour les populations et les infrastructures de ces zones littorales densément peuplées et économiquement dynamiques’’, tient à préciser la BAD.

Le projet est cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BID), l'Union Européenne (UE), la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD), le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et le gouvernement du Togo pour un coût estimatif de 187,1 millions de dollar, lit-on dans le document.

La BAD contribue au projet via un montant global de 40,8 de dollar, soit 21,82% du coût total.

Le 15/01/2017 Par Le360 Afrique - MAP