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Burkina Faso. Anacarde: qui bloque les exportations de noix de cajou?

Mise à jour le 30/03/2017 à 19h04 Publié le 30/03/2017 à 18h17 Par Ibrahima Zallé

#Economie
Filière anacarde : les commerçants demandent un très diligent

La production annuelle d’anacardes au Burkina Faso est estimée à plus de 50 000 tonnes

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#Autres pays : Le groupement des commerçants, acheteurs et exportateurs d’anacardes de Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso, réclame l'accélération de la délivrance de l’autorisation spéciale d’exportation par les autorités en charge du commerce.


Avec une production annuelle d’anacardes estimée à plus de 50.000 tonnes, selon les producteurs, le Burkina Faso pourrait être un bon exportateur. Seulement, la filière souffre de l’absence de structure formelle et souvent des freins dans l’obtention d’autorisations spéciales d’exportation.

C’est ce qui fait que la commercialisation de la noix de cajou est «grippée», selon le Groupement des commerçants, acheteurs et exportateurs d’anacardes de Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso. Ce blocage s’explique, selon les exportateurs par la non-délivrance des autorisations spéciales d’exportation par les autorités en charge du commerce. Et cela dure depuis des mois, selon le porte-parole des commerçants, Missiri Théophile Sawadogo.


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Il indique de plus que sans ce document, il est très difficile pour les commerçants de pouvoir exporter l’anacarde hors du pays. De plus il faut dire que de ses explications, il ressort que le prix du kilogramme de la noix de cajou est à l’origine du problème. «Avant le lancement de la campagne, les commerçants avaient commencé à acheter les noix de cajou. Le prix du kilogramme avait même atteint 925 F CFA. Mais après le lancement de la campagne, les autorités nous demandent de ramener le prix à 690 F CFA, afin que les transformateurs nationaux puissent eux aussi en bénéficier».

Chose que le groupement a acceptée sans broncher. «Cette demande a été faite à travers la signature d’un protocole entre producteurs, commerçants et transformateurs», a révélé Missiri Théophile Sawadogo. Mais il s’est avéré par la suite que le document a été signé sans la concertation de tous les acteurs de la filière.


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«Les producteurs ont refusé de signer le document, par contre le représentant des collecteurs et grossistes l’a signé, sans consulter les commerçants», précise-t-il. De ce fait, les commerçants disent ne pas se reconnaitre dans ce protocole. Depuis lors, à entendre Missiri Théophile Sawadogo, les autorités en charge du commerce dans la région des Hauts-Bassins ont arrêté de délivrer les autorisations spéciales d’exportation.
 

Le 30/03/2017 Par Ibrahima Zallé

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