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Union africaine: au Bénin, la "taxe Kagamé" entre en vigueur en 2018

Mise à jour le 14/11/2017 à 19h18 Publié le 14/11/2017 à 19h15 Par Ismail Traoré

#Economie
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#Autres pays : Le Bénin de Patrice Talon vient de mettre en place la taxe sur les importations destinée à rendre indépendant financièrement l'Union africaine. C'est la Guinée dont le chef de l'Etat assure la présidence de l'Union africaine qui avait donné le ton.

C'est le think tank de Paul Kagamé qui l'avait recommandée, l'Union africaine l'a adoptée en juillet 2016, le Bénin sera le deuxième pays à la mettre en place après la Guinée. Il s'agit de la taxe de 0,2% frappant toute importation de bien ou de service provenant de pays hors Union africaine. 

Dès 2018, toutes les importations béninoises y seront soumises, ce qui fait du pays de Patrice Talon le premier à concrétiser la décision qui avait été prise au sommet de Kigali. 

Cette taxe devra permettre de lever quelque 1,2 milliard de dollars afin de financer intégralement les besoins de l'Union africaine et d'assurer une indépendance financière à l'organisation continentale. Car pour l'heure, entre 70 et 80% du budget de l'UA sont couverts par les dons de partenaires, dont principalement l'Union européenne. 


LIRE AUSSI: Union africaine: la Guinée donne l'exemple en adoptant le prélèvement de 0,2% sur ses importations

Toutefois, cette taxe a ses détracteurs. Pour beaucoup, elle est une taxe supplémentaire et  sa mise en place butera contre la volonté des membres. Avant la taxe Kagamé, il y a eu celle sur les billets d'avion, les nuits d'hôtel voire les communications téléphoniques par SMS, qui sont restées lettre morte. 

L'Afrique du Sud par exemple, considère qu'elle ne fera qu'augmenter les coûts des biens importés et qu'elle pourrait alors réduire la compétitivité des semi-produits. 
Le 14/11/2017 Par Ismail Traoré

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