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Agroalimentaire. L’Afrique doit miser sur la transformation locale

Mise à jour le 21/11/2017 à 12h36 Publié le 20/11/2017 à 20h51 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

#Economie
usine de lait
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#Autres pays : Lors de la Journée économique de la Chambre africaine de commerce, les participants ont mis en évidence la nécessité d'encourager la transformation locale des aliments en rendant les petites et moyennes entreprises (PME) plus performantes.

«Performance de qualité, production et compétitivité des produits et services locaux dans l'agro-industrie et les industries manufacturières », tel était l'intitulé de la première édition de la Journée économique de la Chambre africaine de commerce, qui s'est déroulé à Yaoundé le 20 novembre.


En procédant à l’ouverture des travaux, Govannie Biha, secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), a indiqué que la sous-région Afrique centrale dépense environ 2 milliards de francs CFA par an pour importer de la nourriture. «C’est trop de devises perdues pour acheter des marchandises qui peuvent être produites localement», regrette-t-elle. Selon elle, «si la transformation locale était encouragée, elle augmenterait au passage la production agricole. Il est plus que temps de transformer nos matières premières agricoles en vue de développer une chaîne de valeur complète», a-t-elle suggéré.


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La secrétaire exécutive adjointe de la CEA est convaincue que les opportunités ne manquent pas. Les PME existent et ont juste besoin du soutien des Etats pour être performantes. «Les gouvernements doivent s’assurer qu'il y a une cohérence et un lien entre les politiques publiques en faveur des PME et les politiques fiscales et commerciales», recommande-t-elle.

Pour sa part, Mary Concilia Anchang, présidente fondatrice de la Chambre africaine du commerce, assure que le développement de l'agro-industrie a besoin du transfert de technologies et de l’accès aux crédits. «En Afrique, les politiques de financement de la recherche et du développement industriel nécessitent une mise à jour révolutionnaire», estime la fondatrice de la Chambre africaine du commerce. De toute évidence, mis à part le cas de quelques pays d’Afrique du nord et le géant sud-africain, l’agro-industrie n’est pas encore florissante sur le continent. Une sorte de champ en friche qui a tout pour encourager l’enracinement de «l’agriculture business», le passage obligé pour atteindre le développement tant espéré.

La Chambre africaine du commerce, qui espère donner un coup de fouet au secteur, est en effet une initiative privée. Elle a été créée pour faciliter le commerce et la production en Afrique. C’est une plateforme offerte aux visionnaires du continent et de la diaspora, afin de mieux exploiter le potentiel socio-culturel et économique du continent.



Le 20/11/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne