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Cameroun. Crise anglophone: 34 milliards francs CFA pour soutenir l’agriculture

Mise à jour le 09/09/2018 à 10h50 Publié le 09/09/2018 à 08h16 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Economie
agriculture

#Autres pays : Le montant octroyé par la Banque islamique de développement vise notamment à accroître la productivité agricole et lutter contre la pauvreté en milieu rural dans la région anglophone du sud-ouest, touchée par la crise.

Le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) a rendu public la semaine dernière, les accords signés par le ministre Alamine Ousmane Mey pour l’Etat du Cameroun et Sayed Aqa, vice-président en charge de l’administration de la Banque islamique de développement (BID).


Ces accords, trois au total, portent sur un prêt d’un montant total de 53,71 millions de dollars (34,68 milliards de francs CFA). Une somme qui vise à soutenir le projet d’infrastructures agricoles et de développement des chaînes de valeur dans la région anglophone du sud-ouest jusqu’en 2023. La région, qui est un bassin agricole important, subit les effets néfastes de la crise anglophone qui sévit dans la région depuis octobre 2016 et cette manne est la bienvenue.


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Le cacao et la banane, deux des principaux produits agricoles d’exportation, seraient parmi les plus affectés. Avec cet accord avec la BID, quelque 2.900 exploitations réparties dans neuf bassins de production devraient bénéficier de ce partenariat, qui vise à contribuer au développement inclusif des activités relevant du secteur agricole à travers une augmentation du rendement, ainsi que par la promotion et le renforcement des activités génératrices de revenus.

Environ 10.000 emplois pourraient être créés, ce qui permettrait de compenser ceux menacés à cause de la crise anglophone. Par ailleurs, les fonds pourvus par la BID vont servir à faciliter l’accès aux services sociaux publics de base (eau, assainissement, éducation et santé), promouvoir la création d’entreprises et institutions rurales intervenant dans la chaîne de valeur des cultures.
Le 09/09/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell