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Burkina Faso: en plein procès, Blaise Compaoré part séjourner au Maroc

Mise à jour le 27/04/2017 à 20h28 Publié le 27/04/2017 à 18h48 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Politique
blaise compaoré

Blaise Compaoré, ex-président du Burkina Faso.

© Copyright : DR

#Autres pays : Alors que son procès débute aujourd'hui jeudi 27 avril, Blaise Compaoré, l’ex-président burkinabè, a préféré quitter la Côte d'Ivoire pour séjourner au Maroc.

Blaise Compaoré, l’ex-président du Burkina Faso, a quitté la Côte d'Ivoire, où il était en exil depuis son départ précipité du pouvoir le 31 octobre 2014, pour se rendre au Maroc. 

Ce déplacement intervient au moment où s’ouvre son procès en tant que premier responsable de la répression meurtrière de l'insurrection populaire qui a conduit à la chute de son régime les 30 et 31 octobre 2014. Dans ce procès, il est inculpé d'«assassinat, de complicité d’assassinat, de coups et blessures» pour la répression de l'insurrection populaire. Blaise Compaoré est jugé en tant que ministre de la Défense, poste qu'il cumulait avec celui de président de la République, sachant que la Haute Cour de justice burkinabè n'a pas la prérogative de juger le chef de l'Etat.


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Partant, certains Burkinabè affirment que ce séjour au Maroc serait une façon pour l’ex-président burkinabè de s'éloigner des échos de son procès au Burkina Faso.

Pour le moment aucune information n'a filtré sur ce séjour au Maroc. Tout ce qu'on sait, c'est que l'ex-président burkinabè, qui est passé par l'académie militaire de Meknès du Royaume, garde de bonnes relations dans ce pays. 

C'est ainsi que lors de son premier séjour au Maroc, après la chute de son régime, en novembre 2014, beaucoup lui avaient prêté l'intention de s'installer dans le royaume. Toutefois, ce séjour avait été justifié, côté marocain, par des "raisons humanitaires". Par la suite, Blaise a séjourné en juillet et septembre 2015 au Maroc, également pour raisons de santé.
Ce pourrait être le cas cette fois encore. 


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D'après Apr-news, il s’agirait plutôt d’un moment d’évasion pour celui qui pendant près de trente ans a été «un président hyperactif, et qui doit se tourner les pouces à Abidjan, faute de bénéficier de la vie et de la liberté normales d’un ex-président de la République, compte tenu des conditions de son départ du pouvoir».

 

Le 27/04/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé