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Cameroun. Crise anglophone: Paul Biya confirme l’option de la décentralisation

Publié le 02/01/2018 à 11h59 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

#Politique
Paul Biya

Paul Biya, président du Cameroun.

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#Autres pays : Au lieu du fédéralisme ou de la sécession prônés par des acteurs de la crise, le chef de l’Etat camerounais a indiqué que l’accent sera mis sur l’accélération du processus de décentralisation. Les opérations de sécurisation engagées dans les régions anglophones se poursuivront également.

Au sujet des revendications politiques nées de la crise anglophone au Cameroun, il n’y aura pas de fédéralisme, encore moins de sécession du pays.

Dans son adresse à la Nation le 31 décembre 2017, le chef de l’Etat camerounais a indiqué avoir donné des instructions pour l’accélération du processus de décentralisation dans le pays.

"Les consultations que j’ai menées, mais aussi les multiples avis et suggestions que j’ai recueillis, m’ont conforté dans l’idée que nos concitoyens souhaitent participer davantage à la gestion de leurs affaires, notamment au niveau local. Je crois fermement, à cet égard, que l’accélération de notre processus de décentralisation va permettre de renforcer le développement de nos régions. J’ai dans cette optique prescrit la mise en œuvre des mesures nécessaires pour concrétiser rapidement cette réforme majeure", a déclaré Paul Biya.


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Un processus qui, selon le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, est déjà bien avancé. "Notre décentralisation est entrée dans sa phase réelle depuis 2010. Sa phase active a consisté en le transfert des compétences et des ressources préalablement  identifiées aux communes. Soixante-trois compétences ont été transférées sur les soixante-sept qui ont été retenues", précise René Emmanuel Sadi.

Reste encore attendue notamment la mise en place des conseils régionaux. Pour le ministre, il faudrait d’abord que des préalables, comme la détermination des compétences des conseils régionaux pour éviter des chevauchements avec l’Etat et les communes ou encore la détermination du nombre des membres, soient définis.


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Par ailleurs, le président camerounais a indiqué que le dialogue restera, de son point de vue, la voie privilégiée de résolution des problèmes, pour autant qu’il s’inscrive strictement dans le cadre de la légalité républicaine. Cependant, les opérations de sécurisation menées actuellement dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ne seront pas stoppées pour autant. "Les opérations de sécurisation engagées ont donné d’excellents résultats. Elles vont se poursuivre sans faiblesse, mais sans excès", a affirmé Paul Biya. 



Le 02/01/2018 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne