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Cameroun. Sénatoriales 2018: seulement 9 partis en lice

Publié le 27/02/2018 à 15h54 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Politique
assemblée nationale cameroun

Le Parlement camerounais.

#Autres pays : Une dizaine de candidatures à peine ont été reçues par l’organe en charge des élections, sur les quelque 300 formations politiques légalisées au Cameroun. Trois partis d’opposition appellent par ailleurs au boycott du scrutin du 25 mars prochain.

Neuf partis politiques sont en lice pour les sénatoriales du 25 mars prochain au Cameroun. Soit cinq de plus que lors des premières élections du genre en 2013.

Il s’agit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) dont le chef de l’Etat est le président national, le Social Democratic Front (SDF) leader de l’opposition dirigé par John Fru Ndi, l’Union des populations du Cameroun (UPC), l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), le United Democratic Party (UDP), l'Union des mouvements socialistes (UMS), l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), l’Union démocratique du Cameroun (UDC) et le Front du salut national du Cameroun (FSNC) de l’actuel ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.


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Sur les 300 partis politiques légalisés au Cameroun, seules ces 9 formations politiques ont déposé leur candidature pour l’élection des membres de la Chambre haute du Parlement. «La direction générale des élections va, dans un délai très court, envoyer tous les dossiers reçus au conseil électoral qui les validera ou non. Les dossiers rejetés pourront avoir recours à la procédure du contentieux électoral auprès du conseil constitutionnel», indique Abdoulaye Babale, directeur général des élections à Elecam, l’organe chargé de l’organisation des élections au Cameroun.


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Il faudra attendre le 10 mars prochain pour savoir quelles listes électorales sont autorisées à participer au scrutin. La loi du 19 avril 2012 portant code électoral dispose en effet, en son article 231, que le conseil électoral arrête et publie la liste des candidats 15 jours au moins avant la date du scrutin. Notification en est faite immédiatement au conseil constitutionnel qui veille sur la régularité des élections et proclame les résultats.

Soixante-dix sénateurs seront élus et 30 autres nommés par le président de la République Paul Biya, dont le parti est en lice dans les 10 régions du pays.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’Alliance des forces progressistes (AFP) et le parti Univers ont quant à eux appelé au boycott du scrutin. Ces trois partis de l’opposition estiment que le corps électoral est acquis au parti au pouvoir.










 

Le 27/02/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell