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Libye: le maréchal Haftar affaibli, mais de retour aux affaires

Mise à jour le 27/04/2018 à 15h57 Publié le 27/04/2018 à 15h42 Par Karim Zeidane

#Politique
Haftar
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#Autres pays : Le maréchal Haftar est de retour en Libye après une hospitalisation en France. Ce retour va marquer la fin des querelles fratricides de succession, mais pourrait ouvrir le début d’une reconfiguration politico-militaire à l’Est.

Le maréchal Khalifa Haftar, 75 ans, a regagné Benghazi jeudi 26 avril après deux semaines d’hospitalisation à Paris pour des raisons non divulguées. Il a affiché une santé apparente prenant à contre-pied les spéculations qui le présentaient comme mourant. D’emblée, il a voulu rassurer ses soutiens. «Je veux vous rassurer sur le fait que je suis en bonne santé», a-t-il souligné.

Le maréchal, personnalité très puissante de l’Est, est soutenu par l’Egypte et les Emirats arabes unis (EAU) et a toujours refusé d’admettre la légitimité du gouvernement de Tripoli, soutenu par la communauté internationale.


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L’absence de l’homme fort de la Cyrénaïque et patron de l’Armée nationale libyenne (ANL) a créé des dissensions au sein des dirigeants de cette région avec en toile de fond le problème de la succession au maréchal, poussant certains à craindre que la disparition de ce leader de l’Est n’entraîne la région dans de nouveaux affrontements fratricides.

D’ailleurs, certains dirigeants de la région n’avaient pas hésité à se positionner pour prendre la relève du maréchal au cas où il ne pourrait plus remplir convenablement ses missions. Du coup, une guerre avait commencé à opposer les dirigeants de l’ANL. Ainsi, le chef d’état-major de l’ANL, Abdulrazzak Al-Nazuri, a-t-il échappé le 18 avril à un attentat à la voiture piégée que d’aucuns attribuent à la guerre que se livrent les partisans du maréchal.


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Du coup, ce retour risque d’être marqué par une reconfiguration politico-militaire au sein du camp de Khalifa Haftar suite à l’apparition d’ambitions d’un certain nombre de ses proches, certains n’ayant pas hésité à aller chercher des soutiens auprès des Emirats arabes unis.


Le 27/04/2018 Par Karim Zeidane

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