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Cameroun. Crise anglophone: des bureaux de vote délocalisés pour la présidentielle

Mise à jour le 26/08/2018 à 12h44 Publié le 25/08/2018 à 17h57 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Politique
violences anglophones
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#Autres pays : Le gouvernement camerounais tient à ce que le scrutin se déroule dans tout le territoire national en toute sécurité. D’où des mesures spéciales qui seront prises pour le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones du pays.

Malgré le contexte sécuritaire qui prévaut actuellement dans les régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest), le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018 aura lieu sur toute l’étendue du territoire. Telle est la volonté des autorités camerounaises qui prennent les mesures nécessaires pour que les citoyens issus de ces parties du pays puissent exercer leur droit de vote le moment venu.

«S’agissant de la situation spécifique de ces deux régions, certaines populations se sont déplacées pour se mettre à l’abri des exactions qui étaient perpétrées contre-elle. La délocalisation implique donc que ces populations qui ne sont plus à leur lieu de résidence d’origine puissent voter, à condition qu’elles soient inscrites sur les listes électorales», déclare le directeur général des élections, Erik Essoussè, dans un entretien au quotidien national.


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«Cela n’induit ni l’augmentation, ni la diminution du nombre de bureaux de vote. Les populations qui se sont déplacées vont voter là où elles se retrouvent. Il y aura simplement un glissement de bureaux de vote. L’on veille simplement à ce que ces citoyens votent en sécurité là où ils se trouvent, sans que cela ne change ostensiblement le nombre de bureaux de vote», ajoute-t-il. Des aménagements qui seront opérés en suivant l’organisation sécuritaire faite par le gouvernement.


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Lors d’une récente réunion de sécurité, le ministre en charge de la Défense avait engagé l’armée et les autres forces de sécurité à prendre les mesures nécessaire afin que le processus électoral ne soit pas perturbé. Et ce, dans un contexte marqué par des attaques de convois d’autorités administratives, des kidnappings, etc. Ce qui constitue pour les responsables chargés de l’organisation du scrutin présidentiel et un véritable défi pour le gouvernement et pour Elections Cameroon (ELECAM), l’organe en charge de l’organisation des élections.

Au total, neuf candidats, dont l’actuel président, Paul Biya, sont en lice pour briguer l’élection à la magistrature suprême dans le pays le 7 octobre prochain.

Le 25/08/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell