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Soudan: des paramilitaires ont saisi des armes à Khartoum

Publié le 06/05/2019 à 18h29 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Soudan manifestation
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#Autres pays : Une force controversée de paramilitaires soudanais a annoncé avoir arrêté plusieurs personnes et saisi des armes durant un raid lundi à Khartoum, à quelques kilomètres du QG de l’armée devant lequel des milliers de manifestants tiennent un sit-in.

Ce raid a permis de “mettre en échec” des plans visant à porter atteinte à la sécurité et la stabilité du Soudan, a déclaré la Force de soutien rapide (RSF), qui a combattu ces dernières années contre les rebelles au Darfour (ouest).

Elle a indiqué dans un communiqué que ses troupes avaient effectué une descente dans une maison du quartier d’al-Taif, dans l’est de Khartoum, après avoir reçu des informations sur des “activités étranges” dans cette habitation.

Cette force a ajouté “avoir déjoué une tentative de sabotage (…) et saisi d’importantes quantités d’armes, de munitions et d’explosifs”. Plusieurs personnes ont également été arrêtées.

Des milliers de manifestants tiennent un sit-in depuis le 6 avril devant le QG de l’armée dans le centre de Khartoum, à environ 7 km du quartier d’al-Taif, pour réclamer un transfert du pouvoir à des civils.


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La RSF, composée de miliciens accusés par des groupes de défense des droits humains d’abus au Darfour, fait maintenant partie des forces armées soudanaises.

Elle est commandée par le général Mohamad Hamdan Daglo, surnommé “Himeidti”, également chef adjoint du Conseil militaire de transition qui a pris le pouvoir depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir, actuellement détenu à Khartoum.

La RSF a été formée en 2013 sous le régime de Béchir pour combattre les rebelles au Darfour, région secouée depuis 2003 par un conflit qui a toutefois baissé en intensité ces dernières années.

En 2015, Human Rights Watch (HRW) a accusé le groupe d’avoir commis dans cette région des “abus flagrants” contre des civils, notamment des actes de torture, des exécutions extrajudiciaires et des viols collectifs.


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L’ex-président Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale pour répondre de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour, des accusations qu’il nie.

Selon l’ONU, qui a déployé en 2007 des milliers de Casques bleus dans le cadre d’une mission conjointe avec l’Union africaine, le conflit a fait plus de 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés.
Le 06/05/2019 Par Le360 Afrique - Afp

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