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Cameroun. Crise anglophone: le gouvernement prêt au dialogue

Mise à jour le 11/05/2019 à 12h12 Publié le 11/05/2019 à 11h59 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Politique
crise anglophone

Violences dans les régions anglophones du Cameroun.

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#Autres pays : En visite officielle à Bamenda, bastion de la contestation anglophone, le Premier ministre a annoncé l’organisation, par le chef de l’Etat, d’une rencontre pour trouver une issue à la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a annoncé cette semaine l’ouverture d’un dialogue formel par le chef de l’Etat pour résoudre la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre 2016.  «Tout problème politique peut être discuté et il (le président de la République, Ndlr) est en train d’organiser une rencontre au cours de laquelle il va débattre de ce problème», a déclaré le chef du gouvernement, qui a entamé ce jeudi 9 mai 2019 sa première mission officielle à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest et bastion de la contestation anglophone.

«Il m’a demandé de dire que hormis la séparation et la sécession (…), tout autre point peut être discuté», a-t-il ajouté, réitérant l’appel du chef de l’Etat aux sécessionnistes à déposer les armes. Cette annonce intervient au lendemain des multiples appels au dialogue lancés notamment par les Etats-Unis et la France. L’année dernière, des leaders religieux (catholiques, protestants et musulmans) ont proposé une forme de dialogue national à travers une «Conférence générale anglophone».


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Mais cette proposition n’a pas reçu l’assentiment du gouvernement, à cause notamment des préalables posés pour la tenue de cet évènement par les religieux qui suggéraient le retrait de l’armée et la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ce conflit.

«Le dialogue, je le précise bien, a toujours été et restera toujours pour moi, la voie privilégiée de résolution des problèmes, pour autant qu’il s’inscrive strictement dans le cadre de la légalité républicaine», affirmait le président Paul Biya dans son discours à la nation le 31 décembre 2017.


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Ce dialogue se fera donc «avec ceux qui ont un mandat, ceux qui peuvent valablement faire des propositions: les chefs traditionnels, les leaders religieux, les parlementaires, les hommes politiques, etc. On ne peut pas parler à ceux qu’ils veulent remettre en cause l’autorité de l’Etat, qui ont tenté de briser l’unité nationale», affirmait en avril 2018 le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, à la télévision nationale.
Le 11/05/2019 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell