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Cameroun: le chef des séparatistes anglophones condamné à perpétuité

Mise à jour le 22/08/2019 à 01h30 Publié le 20/08/2019 à 11h16 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
sisiku ayuk tabe

Le leader des séparatistes Sisiku Ayuk Tabé, président autoproclamé de la République d'"Ambazonie".

#Autres pays : Le leader des séparatistes anglophones au Cameroun, Julius Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans ont été condamnés mardi à la prison à vie par un tribunal militaire de Yaoundé, ont annoncé à l’AFP les avocats de l’Etat et de le défense.

“Les dix accusés ont été condamnés à la prison à vie pour terrorisme et sécession notamment”, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’Etat Me Martin Luther Achet.

Le verdict a été confirmé à l’AFP par un des avocats des séparatistes, Me Joseph Fru, qui a dénoncé “une parodie de justice” alors que les accusés refusent de reconnaître la compétence du tribunal militaire à les juger.


Les avocats des séparatistes n’ont pas encore indiqué s’ils allaient faire appel de cette décision.


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Julius Ayuk Tabe est le président autoproclamé de l’Ambazonie, l’Etat que les séparatistes veulent créer dans les deux régions anglophones, dans l’ouest du Cameroun. En 2016, une partie des habitants des provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont commencé à manifester pour demander davantage de reconnaissance de l’Etat central.

Face au refus des autorités et la répression, une partie des séparatistes a pris les armes en 2017 et le conflit entre séparatistes et forces de sécurité a fait, depuis, près de 2.000 morts, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

Un homme charismatique

Ayuk Tabe, charismatique ingénieur informaticien de 54 ans, est respecté dans les sphères anglophones du Cameroun et son procès qui s’est ouvert en décembre 2018 a été très suivi.


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Il avait été interpellé avec 46 autres indépendantistes à Abuja, au Nigeria, début janvier 2018 par les services de renseignement nigérians. Ils avaient ensuite été transférés à Yaoundé. Une extradition qui a été jugé illégale par la justice nigériane en mars 2019.

Fin mai, le leader séparatiste s’est dit disposé à participer à des pourparlers avec le gouvernement, mais uniquement à l‘étranger et posant comme préalable sa libération, ainsi que celle de toutes les personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone.

Depuis le début du conflit, plus de 530.000 personnes ont quitté leur foyer, selon des chiffres de l’ONU.

Le 20/08/2019 Par Le360 Afrique - Afp