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Cameroun. Crise anglophone: des séparatistes à Yaoundé

Mise à jour le 29/01/2020 à 09h24 Publié le 29/01/2020 à 09h03 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem

#Politique
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#Autres pays : Le délégué général à la Sûreté nationale alerte sur la présence des «adeptes des groupes sécessionnistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest» dans certaines villes du pays, notamment dans la capitale. Ceux-ci envisageraient de s’attaquer aux forces de défense et de sécurité.

Dans un message-radio interne, adressé aux responsables des forces de police et qui a fuité sur Internet, le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, alerte sur la présence des combattants séparatistes anglophones dans certaines villes du pays, notamment à Yaoundé, la capitale.

Selon le patron de la police camerounaise, ces «adeptes des groupes sécessionnistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest», exerçant principalement l’activité de mototaxi, prévoient de s’attaquer aux éléments des forces de défense et de sécurité en faction dans les «points sensibles» au niveau des centres urbains, afin de les dépouiller de leurs armes et munitions.


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Une tentative, apprend-on, a déjà été enregistrée au Boulevard du 20 mai, rue où a généralement lieu la traditionnelle parade militaire et civile de la fête nationale, située en plein centre-ville de Yaoundé. Face à la «menace», le délégué général à la Sûreté nationale appelle ainsi ses collaborateurs à prendre les «mesures appropriées» en vue d’éviter ces attaques et à plus de vigilance durant leur service.

Il recommande notamment de multiplier les passages des patrouilles de contrôle et de sécurité autour desdits points sensibles, d’organiser des opérations de bouclages et des rafles dans les quartiers réputés criminogènes, avec un «accent particulier sur les conducteurs de mototaxi».


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Ce n’est cependant pas la première fois que les séparatistes anglophones sont annoncés à Yaoundé. L’année dernière, le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, avait signalé la présence dans la capitale, de «nombreux terroristes sécessionnistes» qui envisageaient de commettre des «actions d’éclat» le 1er octobre (date qui commémore la réunification du Cameroun) et le 7 octobre, jour de la tenue de la présidentielle qui a consacré la victoire du président Paul Biya.

Le ministre indiquait notamment que ces «terroristes» étaient cachés dans des domiciles de certains quartiers tels que Obili, Biyem-Assi et Etoug-Ebé qui abritent une forte communauté anglophone. 
Le 29/01/2020 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem