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Cameroun. Élections régionales: les manifestations interdites à Yaoundé

Mise à jour le 15/09/2020 à 15h29 Publié le 15/09/2020 à 13h21 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem

#Politique
Elections au Cameroun

Elections régionales, pas de manifestations à Yaoundé.

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#Autres pays : Le gouverneur de la région du Centre, dont dépend la capitale, a interdit les réunions et manifestations non déclarées jusqu’à nouvel ordre. Ce, alors que l’opposant Maurice Kamto projette de manifester le 22 septembre pour dénoncer la tenue de l’élection des conseillers régionaux du 6 décembre.

Le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, a pris le 11 septembre un arrêté portant interdiction, «jusqu’à nouvel ordre», de «toute réunion ou manifestation publique non déclarée» sur son territoire de commandement, dont dépend Yaoundé, la capitale.

L’autorité administrative met en garde les contrevenants aux dispositions de cet arrêté qui, dit-il, seront exposés aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. En l’occurrence, un emprisonnement de 15 jours à six mois et une amende comprise entre 5.000 et 100 000 de francs CFA, comme l’énonce l’article 231 du Code pénal.

Cette décision du gouverneur n’est pas anodine, surtout que la loi du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques dispose que celles-ci doivent faire l’objet d’une «déclaration préalable», tandis que les réunions sur voie publique sont interdites sauf «autorisation spéciale».


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Elle intervient en effet dans un contexte où l’opposant Maurice Kamto a appelé à manifester le 22 septembre prochain pour protester contre l’organisation des élections régionales -les premières du genre- prévues le 6 décembre dans le pays.

Le 24 août, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et candidat malheureux au scrutin présidentiel d’octobre 2018 a annoncé une «gigantesque campagne nationale d’appel au départ pur et simple» du président Paul Biya en cas de tenue de nouvelles élections dans le pays avant la résolution de la crise anglophone et la réforme du système électoral. Dans un message-fax du 14 septembre qui a fuité sur Internet, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, instruit les gouverneurs des régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest à mettre en place un «système de surveillance» de tous les militants et sympathisants du MRC.

Le membre du gouvernement demande aux autorités administratives locales de procéder, «sans faiblesse» et avec «professionnalisme», à l’interpellation et à la garde à vue administrative de tous ceux qui prendront part à ces manifestations qui demeurent interdites.
Le 15/09/2020 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem

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