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Nord du Burkina: au moins 9 soldats tués dans une attaque, selon une source sécuritaire

Publié le 04/10/2021 à 14h52 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
armée burkinabé
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#Autres pays : Au moins neuf soldats burkinabè ont été tués lundi matin dans une attaque contre un détachement militaire dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.


Lundi "vers 5H00 (locales et GMT), des individus armés ont attaqué le détachement militaire de Yirgou" dans la commune de Barsalogho (région du Centre-Nord) et "le bilan provisoire est de neuf militaires tombés", a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

Ce bilan a été confirmé par une autre source sécuritaire, qui a également fait état de "cinq blessés" qui ont pu être "évacués" pour être soignés. La gravité de leurs blessures n'a pas été précisée.

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"Le bilan matériel est également énorme", a ajouté cette source, précisant que "certains équipements ont été incendiés" et "d’autres emportés par les assaillants".

"Des opérations de ratissage sont en cours avec des renforts déployés dans la zone", a précisé de son côté une source gouvernementale.

Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, le plus souvent dans les régions du nord et de l'est proches du Mali et du Niger.

Mais elles touchent parfois le sud, comme ce fut le cas samedi, lorsque deux soldats ont été tués dans l’explosion d’un engin artisanal à Larabin, dans la région des cascades, près de la frontière ivoirienne.

Cinq autres militaires qui effectuaient une mission de reconnaissance à Mentao, dans le nord du Burkina Faso, ont été tués mercredi dernier dans l'explosion d'une mine artisanale, selon l'état-major des armées.

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Le 15 septembre, un soldat burkinabé avait été tué et deux autres blessés pendant une attaque contre un détachement militaire dans l’est du Burkina, frontalier du Niger.

Et trois jours auparavant dans cette même région, six gendarmes ont été tués dans une attaque menée par des jihadistes présumés contre un convoi militaire escortant des citernes de carburant au profit de la société minière Semafo Boungou, filiale de l'entreprise canadienne Endeavour Mining.

Ces attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées aux groupes jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, ont fait environ 2.000 morts et contraint plus de 1,4 million de personnes à fuir leurs foyers, selon des chiffres officiels.


Le 04/10/2021 Par Le360 Afrique - Afp