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Burkina. Tabac: la société civile va en guerre contre le fléau

Publié le 23/02/2017 à 18h44 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Société
Conférence de Presse ACTA ACOTA
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#Autres pays : Au Burkina Faso, même s’il y a une loi qui interdit la vente aux mineurs, aucune mention n’en est faite sur les paquets. Les points de vente sont souvent trop proches des écoles. Plusieurs lois existent, mais leur mise en application fait défaut, selon les associations de lutte contre le tabagisme.


En septembre 2016, l’Association Afrique contre le tabac (Aconta) présentait  les résultats d’une enquête sur la vente des produits du tabac réalisée dans 16 écoles à Ouagadougou. Ce document dévoile les stratégies malicieuses et insidieuses utilisées par les «cigarettiers» pour attirer les jeunes élèves. Cinq mois plus tard, l’industrie du tabac continue de mener ses activités sans crainte.

Hier, mercredi 22 février 2017, Aconta est revenue à la charge. Elle réitère son souhait d’il de voir interdire les toutes formes de publicité, promotion et parrainage de l’industrie du tabac au Burkina. Cette association veut que soit interdite l’exposition des produits du tabac dans les points de vente. Elle souhaite également que la mention «vente interdite aux mineurs» soit inscrite de manière claire dans tous les points de vente. Par la même occasion, elle dénonce et veut que l’on prévienne l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de lutte contre le tabagisme. Enfin, elle veut que des programmes de lutte soient enfin déployés par les autorités burkinabè.


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« Notre enquête de 2016 a démontré que  dans la région Afrique en général et au Burkina en particulier, les industries de tabac cible les enfants au tour des écoles. Parce que ces industries veulent recruter de futurs consommateurs. A cela, s’ajoute les expositions fréquentes dans les points de vente» explique le chargé de communication, Léonce Sessou, responsable communication de l’Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique.

Ce dernier note que les très jeunes sont devenus une cible pour les grands «cigarettiers». Par exemple, chez beaucoup de bureaux de tabac, "les bonbons et chewing-gums sont disposés à côté des cigarettes. Ce sont des tactiques dont nous nous rendons pas compte". Pour lui, il est temps que les parents haussent le ton. D’ajouter que, l’initiative fera l’objet d’analyse aussi bien au Nigeria, en Ouganda, au Bénin et au Cameroun.


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Le tabac tue plus de 6 million de personnes par an dans le monde. Il est la cause de plusieurs maladies non transmissibles comme les cancers. Sa consommation est très dangereuse pour la santé. Les cigarettes nuisent à la santé en s’attaquant aux organes sensibles. Malheureusement l’on remarque que les consommateurs de ce produit nocif, nuisible sont de plus en plus nombreux surtout  dans la frange jeune de la population.

Le 23/02/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

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