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Nord du Burkina Faso: attaques terroristes simultanées contre deux commissariats de police cette nuit

Mise à jour le 28/02/2017 à 11h19 Publié le 28/02/2017 à 11h13 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Société
Malam Ibrahim Dicko: nouvelle attaque terroriste dans le nord du Burkina
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#Autres pays : Au milieu de la nuit du lundi au mardi sont intervenues deux attaques dans la localité de Soum, près de la frontière malienne. On ne déplore qu’une seule blessée, bilan beaucoup plus léger que celui du précédent attentat qui avait tué 12 soldats.


Tongomayel et Karaboulé, deux localités de la région de Soum au Nord du Burkina, non loin de la frontière malienne ont eu une courte nuit. Elles ont subi deux attaques simultanées qui ont pour cibles leurs deux commissariats. Mais, heureusement, on ne déplore qu'une seule femme blessée. C'est le même groupe, Ansarul Islam, qui était l'auteur en décembre dernier de l'attentat meurtrier dans le même secteur ayant fait 12 morts parmi les soldats qui vient de le revendiquer. 

"Il n'y a pas eu de mort. Une femme de policier a été blessée", affirmé Mohamed Dah, haut commissaire du Soum, à propos des attaques menées par des jihadistes à moto dans les localités de Baraboulé et Tongomayel.


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A Tongomayel, les assaillants "ont emporté deux motos et en ont brûlé 16. Ils ont incendié le commissariat et ont accroché un écriteau en arabe" sur lequel figure le nom de Ansarul Islam, a précisé M. Dah. A Baraboulé, les jihadistes ont "emporté deux motos, en ont brûlé deux autres et ont criblé le commissariat de balles", a-t-il précisé. "Lors de leur repli", ils ont "saccagé les portes de la préfecture (voisine de Dyguel) et volé deux ordinateurs".

Ansarul Islam, dirigé par le Burkinabè Malam Ibrahim Dicko, sévit depuis plusieurs mois dans le nord du Burkina. Il avait revendiqué l'attaque le 16 décembre, d'un détachement de l'armée à Nassoumbou, également dans la province du Soum, qui avait fait douze morts et traumatisé le pays. Un appui militaire aurait été envoyé aux équipes sur place, toujours selon Mohamed Dah. 

Il est évident que c’est une nouvelle épreuve que le Burkina  vient encore de subir au moment où la 25ème édition de la biennale du cinéma de Ouagadougou bat son plein avec des milliers de festivaliers venus de partout dans le monde.


Le 28/02/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé