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#Société

Vidéo. Burkina Faso: l'eau introuvable à Ouagadougou

Mise à jour le 11/04/2017 à 18h46 Publié le 11/04/2017 à 09h46 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Autres pays : La pénurie d’eau à Ouagadougou préoccupe les populations, notamment dans les quartiers périphériques de la capitale burkinabè. L’eau ne coule plus assez dans les bornes fontaines. Plusieurs ménages ne parviennent plus à couvrir leurs besoins en eau faute d'une distribution régulière.

«L’eau c’est la vie». Telle est la signature de l’Office nationale de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au Burkina Faso, utilisée dans toutes ses campagnes publicitaires. Mais ceci semble être plus qu'une simple maxime dans la capitale burkinabè. A Ouagadougou, l’eau est devenue une denrée rare. Les fontaines publiques prises d'assaut par les femmes ressemblent par moment à un marché ou un lieu de rassemblement pour un «djandjoba».

En interminables files indiennes, les femmes finissent souvent par en venir aux mains. Les Ouagalais sont confrontés à des besoins réels quant à l’approvisionnement en eau dans la capitale. Il y a des déficits d’approvisionnement atteignant plus de seize heures durant lesquelles aucune goutte d'eau ne coule des robinets. Le déficit actuel est estimé à plus de plusieurs milliers de m3 par jour, sachant que la consommation journalière de Ouagadoudou est de 400.000 m3 par jour. Par conséquent, les habitants des périphéries de la cité souffrent le martyr. 


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Dans certains ménages, on ne sait plus à quel saint se vouer à cause de cet incessant manque d'eau. Les populations déplorent cet état de fait et affirment que pendant le régime Compaoré ou lors de la transition, l’on n’avait jamais assisté à une telle situation de coupure intempestive d’eau dans la capitale burkinabè.

«L’eau coule plus la journée que pendant la nuit. Ce matin, j’ai ouvert mon robinet à 4h du matin. Comme vous le voyez déjà, il y a  plus d’une centaine de femmes qui attendent ici l’eau», a laissé entendre Faiçal Ouédraogo un jeune livreur d’eau, qui estime que si cette situation perdure les choses risquent de se compliquer parce que c’est avec cette recette journalière qu’il arrive à nourrir leur famille. Pour alléger la souffrance des populations, surtout celles des périphéries de la ville, Ouagadougou est soumise des fois à une distribution alternée d'eau potable. 

Le 11/04/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

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