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Burkina Faso: inquiétante grogne dans la police nationale

Mise à jour le 21/04/2017 à 18h10 Publié le 21/04/2017 à 18h02 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Société
Burkina Faso. Grogne à la police nationale: des éléments exigent le départ du DG

Des agents de la police nationale exigent la démission du DG de la Police nationale.

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#Autres pays : Depuis quelque temps, les agents de police au Burkina n’assurent pas la sécurité devant les structures privées dans le cadre des services payés de la Police nationale. Ils exigent la transparence dans la gestion des services payés et aussi la démission du Directeur général de la Police nationale.

Au Burkina Faso, cela fait quelque temps que rien ne va entre les éléments de la police nationale et leur hiérarchie. Ils protestent contre ce qu’ils qualifient d’injustice  dans la gestion des services payés de la police nationale. Aussi exigent-ils la transparence dans sa gestion. Ils s’interrogent sur la destination des fonds issus des services payés puisque, selon eux, ces fonds ne sont pas utilisés pour résoudre les problèmes des agents comme la dotation de leur  tenue. Ils exigent, entre autres, le départ de l’actuel directeur général de la Police nationale, Lazare Tarpaga.

Certains agents ont confié qu’ils ne réclament pas une augmentation de salaire, mais exigent simplement ce qui leur revient de droit. Et cela ne pourrait se faire si toutefois le DG est toujours à la tête de cette institution policière. Pour cela, ils disent camper sur leur position jusqu’à nouvel ordre. «C’est le plan A qui est enclenché. Nous  ne souhaitons pas en arriver au plan B», mettent-ils en garde.

En tout cas, c’est le constat que l'on fait lorsqu'on visite les agences bancaires au centre-ville ou devant certains hôtels de la place à Ouagadougou. En effet, en lieu et place du personnel de sécurité de la police, ce sont les vigiles qui y sont en poste. 


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Cette situation se complique de jour en jour. En effet, dans la matinée du jeudi 20 avril 2017, des éléments en poste au commissariat central de Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays se sont ralliés à leurs frères d’arme. Dans la soirée c’était au tour des policiers de Kantchari, poste frontalier entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin qui étaient touchés par la grogne pour une autre raison.  

"Le poste de la police frontière de Kantchari a été relevé sans même que les éléments dudit poste en sachent la raison", regette l'un des agents. Et d'ajouter: "s'il y a un problème qu'on nous le dise pour qu'on puisse situer les responsabilités".

En réalité, tous les 45 éléments du poste frontalier ont tout simplement été appelés à se rendre à la direction générale dès demain samedi 22 avril. La raison officielle qu'on l'aurait donnée c'est la "passation de service prévue le dimanche 23 avril 2017", selon la même source.

"Nous tenons à signaler que sans motif valable nous ne bougeons pas, car j'appelle cela une affectation arbitraire", martèle l'un des agents concernés par cette décision.

Le 21/04/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé