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#Société

Vidéo. Tabaski: Cameroun, le mouton globalement abordable

Publié le 30/08/2017 à 16h24 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

#Autres pays : A quelques jours de la fête de la tabaski, pas d’affluence particulière dans les marchés de bétail de Yaoundé, où les enclos sont bondés et les prix particulièrement bas.

Comme à leur habitude, les Camerounais attendent le dernier jour pour prendre d'assaut les marchés, à la quête du nécessaire pour la fête. Cette année encore, les fidèles musulmans ne dérogent pas à la règle. C’est pourquoi ce lundi, les vendeurs de moutons dans les marchés de Yaoundé ne manifestent pas de signes d’inquiétudes, alors que leurs enclos sont encore bondés de têtes de bétail.

Quelques rares acheteurs arrivent, s’enquièrent des prix et repartent plutôt agréablement surpris : 40, voire 30 mille FCFA pour un jeune mouton et environ 250.000 FCFA pour un gros bélier. L’an dernier, on n’était pas loin du double.

Sur les bonnes affaires de cette année, du moins pour les ménages, l’on apprend qu’il y a abondance de moutons sur le marché. Les propriétaires de petits troupeaux sont de plus en plus très nombreux. Ce sont eux qui ravitaillent les revendeurs.

L’an dernier, du fait de la porosité des frontières avec le Nigéria, la plupart des éleveurs cédaient leurs bêtes directement chez le géant voisin. Occasion de dire que les moutons vendus à Yaoundé et partout dans le Sud du Cameroun viennent du grand Nord du pays, plus proche du Nigéria.


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Actuellement, avec la lutte contre Boko Haram, les frontières sont vides et, du coup, le bétail se vend uniquement à l’intérieur du pays. Justement, du côté du Maroua, chef-lieu de la région de l’extrême-nord du Cameroun, l’on apprend que le mouton le moins cher s’obtient à 15.000 FCFA et le plus cher est cédé à 100.000 F seulement.

Pour beaucoup d’éleveurs, ce n’est pas la joie. Car ils attendent généralement la période de la tabaski pour s’emplir les poches. Hélas, l’offre locale est abondante. En plus, selon certaines indiscrétions, les producteurs du Tchad voisin sont venus grossir l’offre camerounaise.

Pour espérer gagner un peu plus, la plupart des bêtes sont convoyées du Sahel vers le grand sud, notamment Douala, Yaoundé et Bertoua, où une bonne partie est vendue à l’extérieur, au Gabon, Guinée, Centrafrique et Congo.


Le 30/08/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

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