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Concessions portuaires en Afrique: Vincent Bolloré mis en examen

Publié le 25/04/2018 à 20h33 Par Le360 Afrique - Afp

#Société
Bolloré
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#Autres pays : Soupçonné de corruption en Afrique, l'homme d'affaires et président du groupe Bolloré a été mis en examen à l'issue de sa garde à vue. Il a été déféré devant les juges d'instruction.

Vincent Bolloré a été mis en examen mercredi soir à Paris dans l'enquête sur des soupçons de corruption dans l'attribution à son groupe de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a annoncé son porte-parole dans un communiqué. Le porte-parole n'a pas précisé les chefs de mise en examen qui pèsent sur le milliardaire de 66 ans, qui a quitté le bureau des juges sans être soumis aux obligations d'un contrôle judiciaire.

"Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra avoir enfin accès à ce dossier dont il n'a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées", a ajouté son porte-parole dans le communiqué. Encore aux commandes du groupe Bolloré, l'industriel breton qui a récemment cédé les rênes de Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue mardi matin dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre avec deux autres cadres de son groupe.


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L'enquête, qui vise des soupçons de "corruption d'agents étrangers dépositaires de l'autorité publique", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance", est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.

Les magistrats Serge Tournaire et Aude Buresi tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

SDV avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l'élection d'Alpha Condé fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s'étaient attachés les services d'Havas et de Dorent.


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Les magistrats soupçonnent Havas d'avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie. Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent ont eux aussi été présentés mercredi aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen, à l'issue de leur garde à vue à Nanterre.

Un quatrième homme placé en garde à vue à leurs côtés, l'entrepreneur Francis Perez, a été remis en liberté peu après 14h00 sans charge retenue contre lui, a annoncé son avocat.
Le 25/04/2018 Par Le360 Afrique - Afp

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