Fermer

Rwanda: Paul Kagame en guerre contre la dépigmentation

Mise à jour le 30/11/2018 à 11h25 Publié le 30/11/2018 à 11h25 Par Kofi Gabriel

#Société
Les ravages du Blanchiment de la Peau
© Copyright : DR

#Autres pays : Le gouvernement rwandais vient de lancer une campagne de répression contre les produits éclaircissants, désormais interdits à la vente au pays des «Milles Collines». Le président Paul Kagame a lui-même demandé aux autorités de sévir contre les contrevenants.

Désormais, les produits éclaircissants sont interdits à la vente au Rwanda. La décision a été prise par le président Paul Kagame en personne.

Une campagne de répression a lancée dans la foulée au Rwanda, pour faire disparaître tous les produits éclaircissant la peau. Menée par la police et les autorités sanitaires du pays, cette campagne cible le circuit de la distribution de ces produits. Ainsi, les entreprises faisant négoce de ces produits sont sommées d’arrêter leur vente, afin de ne pas enfreindre la loi.

Pour expliquer sa décision, le chef d'Etat rwandais, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, a mis l’accent sur les nombreux effets néfastes sur la santé qu’induisent l’utilisation de ces produits chimiques destinés à blanchir la peau.


LIRE AUSSI: Afrique: les ravages du blanchiment de la peau


Cette interdiction intervient au moment où ces produits connaissent un succès grandissant auprès des Rwandaises, certaines jugeant qu'ils amélioreraient leur beauté.

Le gouvernement rwandais a également lancé, dans le même temps, une campagne nationale de sensibilisation et d’éducation à l’échelle nationale pour détailler les effets néfastes de ces produits sur la santé des utilisateurs, et d'insister sur le risque de développer un cancer de la peau.


LIRE AUSSI: Sénégal: quand les Sénégalaises deviennent accro au blanchiment de la peau


Le Rwanda n’est pas le premier pays à interdire ces produits éclaircissants. La Gambie, la Côte d’Ivoire, le Ghana et d’autres pays africains ont déjà interdit l’usage de ces produits. Toutefois, le laxisme des autorités, le business fructueux généré par la vente de ces produits pour les fabricants et les distributeurs, voire le développement de produits de contrebande consécutifs à la porosité des frontières font que ces interdictions restent souvent purement théoriques... 
Le 30/11/2018 Par Kofi Gabriel

à lire aussi