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Une première partie de campagne mitigée pour la filière anacarde

Publié le 15/05/2016 à 12h46 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Economie
anacarde
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#Côte d’ivoire : La première partie de la campagne de la noix de cajou s’avère quelque peu mitigée chez le premier producteur mondial. Les prix d’achat aux paysans sont à la hausse, mais la production accuse un recul. La seconde moitié de la campagne s’annonce par contre sous de meilleurs auspices.

Le directeur général du Conseil coton-anacarde (CCA), Malamine Sanogo, a fait le rappel ce vendredi, de l’ensemble des acteurs de la filière anacarde (ou noix de cajou) pour faire le bilan à mi-parcours de la campagne, trois mois après le début de la commercialisation.

Le constat qui se dégage est que la récolte, estimée à 450.000 tonnes, accuse un recul d’environ 20% par rapport à la même période l’année dernière. Une baisse expliquée par la «mauvaise floraison des arbres en ce début de campagne» qui a occasionné une baisse des rendements.

Un manque à gagner donc qui a eu pour incidence des prix d’achat aux paysans à la hausse, oscillant entre 350 francs CFA le kilogramme (tarif officiel) et 650 francs, soit une moyenne de 550 francs CFA. Ce qui a «suscité de vives tensions entre paysans et acheteurs», a souligné Sanogo, ces derniers ayant eu du mal à honorer leurs contrats avec leurs partenaires extérieurs.

Cependant, certains acheteurs sont parvenus à constituer «un cartel» afin de tirer les prix à la baisse dans certaines zones, a-t-il dénoncé.

Autre point à noter, l’industrie locale de la transformation a relevé ses achats de 10%, à 26.000 tonnes. Un niveau qui reste marginal, vu que le pays envisage usiner 100% de sa production d’ici 2020, alors que seulement 6% ont été transformés l’année dernière.

Pour la seconde partie de la campagne, l’heure est plutôt à l’optimisme. Les cours mondiaux devraient se «maintenir à la hausse» et les spécialistes annoncent une meilleure récolte. Un contexte qui va permettre aux paysans de «négocier valablement à la hausse les prix d’achat», a commenté Malamine Koné.

La Côte d’Ivoire, devenue en 2015 premier producteur mondial de noix de cajou, et qui doit relever le défi de la qualité de son offre, espère atteindre son objectif de production de 725.000 tonnes de noix en fin de campagne pour conforter son rang. Verdict final dans 3 à 4 mois.

Le 15/05/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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