Mauritanie: enfin un autopont à Nouakchott

Le pont Ta'azour, le premier de Nouakchott.

Le 13/04/2024 à 17h55

VidéoDans le souci d’amélioration de la mobilité urbaine à Nouakchott, le gouvernement mauritanien a alloué, sur fonds propres, des ressources pour financer la construction du premier autopont de la capitale, à une dizaine de kilomètres du centre-ville et à proximité du Port autonome.

La capitale mauritanienne dispose désormais de son premier autopont. Inaugurée le15 mars dernier par le président Mohamed Cheikh El Ghazouani, cette infrastructure revêt une importance capitale en raison du volume élevé du trafic routier auquel s’ajoute le flux massif de piétons.

L’autopont Ta’azour comprend un rond-point avec un passage surélevé à l’intersection de Bamako, ainsi que des routes d’accès. Il comprend également un pont à poutres en béton armé d’une portée de 20 mètres, d’une longueur de 200 mètres et d’une largeur de tablier de 12 mètres, en plus de 71 mètres de barrages d’accès avec murs de soutènement des deux côtés, d’un rond-point circulaire d’une largeur de 10,50 mètres et de routes pavées sur une superficie totale de 3.000 mètres carrés.

L’ouvrage, implanté dans un carrefour de routes menant vers le centre de Nouakchott, le Port autonome et la ville frontalière de Rosso, à 200 km au sud de la capitale, contribue à réduire les embouteillages. Le carrefour de Bamako est emprunté quotidiennement par 7.642 véhicules.

Depuis son inauguration, automobilistes, passagers et usagers apprécient cette infrastructure réalisée dans une zone de plus en peuplée de la capitale mauritanienne.

«Nous sommes satisfaits. Avant, il y avait d’énormes embouteillages. Mais la circulation est devenue plus fluide depuis quelques semaines. Les véhicules en partance pour Rosso prennent le pont et les autres passent par les côtés», souligne Abou Sall.

Mariam NDiaye, passagère d’un taxi témoigne: «c’est la première fois que je passe ici. J’en avais juste entendu parler. Là, je viens de découvrir et je suis ravie de la qualité de l’ouvrage».

Même satisfaction chez Moctar ould Yehzi. «C’est la première fois dans l’histoire de l’urbanisation en Mauritanie que ce genre d’ouvrage est réalisé. C’est une très bonne chose, car cela permet d’améliorer la mobilité urbaine. Nous souhaitons la multiplication de ce genre d’infrastructures à Nouakchott et ailleurs».



Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)
Le 13/04/2024 à 17h55