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Bertin Kadet, le «securocrate» de Gbagbo de retour d’exil

Publié le 01/07/2016 à 15h23 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Politique
Bertin Kadet

Bertin Kadet, l’ex Monsieur sécurité du régime de Laurent Gbagbo.

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#Côte d’ivoire : Bertin Kadet, l’ex Monsieur sécurité du régime de Laurent Gbagbo est retourné au pays après 6 ans d’exil. Accompagné de Watchard Kédjébo, Kouakou Brou dit K.B et Franck Yahon, ex-garde du corps de l’ancien président, il place son retour sous le signe de la «paix et du rassemblement».

C’est dans la soirée de ce jeudi que les quatre hommes sont arrivés à l’aéroport d’Abidjan après avoir passée ces six années d’exil au Ghana. Pour les accueillir, une délégation du gouvernement avec le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, et la ministre Mariatou Koné de la Cohésion sociale.

A leurs côtés, des émissaires du FPI d’Affi N’Guessan, qui exhibe ces retours comme le fruit du choix de maintenir le dialogue avec le pouvoir d’Abidjan.

«Je suis venu dans un esprit de paix et de rassemblement» a déclaré Bertin Kadet, qui fut l’un des hommes clés du premier cercle de l’ancien président. Nommé ministre de la Défense aux heures chaudes de la rébellion, puis conseiller spécial chargé des questions de défense, il était considéré alors comme l’un des plus fervents va-t’en guerre des pro-Gbagbo.

Cet enseignant d’université avait été cité parmi les instigateurs des «escadrons de la mort», suite aux assassinats ciblés qui avaient eu cours au lendemain du déclenchement de la rébellion le 19 septembre 2002. Tout comme il était considéré comme un proche des «jeunes patriotes» de Blé Goudé et autres groupes d’autodéfense, assimilés à des milices, qui pullulaient dans les zones contrôlées par les forces ivoiriennes.

Cependant, ce passé trouble semble bien lointain. «Je suis venu pour apporter ma part de contribution à la réalisation des objectifs que se fixe actuellement le président de la République» qui a «mis le pays sur les rails», a-t-il déclaré ce jeudi.

Le retour de ces cadres de l’ancien régime fait suite à la visite au Ghana à la mi-mai de la ministre Mariatou Koné.

Ces cadres, pour rappel, et des dizaines de milliers d’Ivoiriens, avaient pris le chemin de l’exil après la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011. Environ 40.000 Ivoiriens sont encore en exil dont près de 20.000 au Ghana, selon des chiffres officiels,

Le 01/07/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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