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Abidjan: une grève d’étudiants vire à des heurts avec la police

Publié le 11/04/2016 à 20h05 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Société
grève FESCI
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#Côte d’ivoire : Un mouvement de grève lancé ce lundi par la FESCI, le principal mouvement syndical estudiantin en Côte d'Ivoire, sur le campus de l’Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, a débouché sur de violents heurts. Quelques blessés et au moins une dizaine d’arrestations sont signalés.

Les étudiants du campus de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) d’Abidjan, la principale université publique du pays, ont connu une journée bien mouvementée ce lundi matin. Ces derniers ont été sommés de vider les amphithéâtres et salles de cours par des membres de la FESCI, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, arguant d’un mot d’ordre de grève.

Une méthode bien connue du plus ancien et plus important mouvement syndical estudiantin du pays qui a provoqué l’intervention d’un détachement de la police nationale alerté et qui est arrivé sur les lieux. S’ensuivront des jets de bombes lacrymogènes d’un côté et de pierres de l’autre, suivis de courses poursuites dans l’enceinte du vaste campus.

Réforme LMD et Jeux de la francophonie

Pour le syndicat estudiantin, il s’agit de protester contre des réformes du système LMD (licence-master-doctorat), qui vise notamment à intégrer la condition d’âge, outre les résultats universitaires, pour le passage du cycle de la Licence à celui du Master.
Les conditions d’étude sont également pointées du doigt en raison du non équipement des salles spécialisées.

Autre grief non moins important, la FESCI soupçonne le gouvernement de vouloir faire partir les étudiants des résidences universitaires (ceux de l’Université FHB en particulier), lesquelles résidences doivent faire l’objet de rénovation en vue d’accueillir les athlètes des Jeux de la Francophonie prévus du 21 au 30 juillet 2017.

Selon des témoins, quelques blessés légers ont été conduits au Centre hospitalier universitaire de Cocody, tout proche, et au moins une dizaines de personnes ont été arrêtées.

Le calme est revenu sur le campus en ce début d’après-midi. Quant à la FESCI, elle compte maintenir son mot d’ordre de grève jusqu’à la fin de semaine.

La FESCI est sous la menace d’une dissolution des autorités universitaires pour des actes de violence répétitifs.

Le 11/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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