Fermer

Vers un enlisement de la crise à l’université d’Abidjan

Publié le 16/04/2016 à 14h32 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Société
Université Felix HB
© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : La crise à l’université Felix Houphouët-Boigny (FHB) d’Abidjan risque de s’enliser avec l’arrestation puis le defèrement de Fulgence Assi, secrétaire général de la FESCI, principal syndicat estudiantin du pays.

Il s’agit du dernier épisode de la crise qui secoue la principale université du pays depuis ce lundi. Fulgence Assi, le secrétaire générale de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire a été déféré ce vendredi à la MACA, la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, la principale prison du pays, selon des proches et plusieurs sources concordantes.

L’information est tombée ce vendredi en début d’après-midi alors que la presse locale fait abondamment état ce même jour d’une descente musclée des forces de l'ordre dans la nuit du mercredi au jeudi sur le campus de l’université FHB. Une action qualifiée de particulièrement violente et au cours de laquelle les policiers seraient entrés dans les chambres des étudiants pour les passer à tabac, parfois à sang, a-t-on indiqué. Et des étudiantes qui ont subi des viols ont même été nommément citées par certains médias.

Du côté des autorités, c’est le silence absolu depuis les déclenchements, dans la matinée du lundi, des échauffourées entre étudiants et forces de l’ordre suite au mot d’ordre de grève lancé par la FESCI. Ceux-ci reprochant aux autorités de vouloir les déguerpir des cités universitaires qui devront être réhabilités dans la perspective des jeux de la francophonie de juin 2017.

Ce vendredi soir, règne un calme plat sur le campus où les cours sont suspendus depuis lundi. Et l’on a pu apercevoir de nombreux étudiants, bagages en main, quitter les lieux, préférant trouver refuge chez des proches en ville.

La FESCI, née au début des années 1990 avec la naissance du multipartisme, a toujours été au cœur des troubles universitaires, qui ont souvent débouché sur des crises politiques. Le syndicat qui a été dirigé dans les années 1995 par un certain Guillaume Soro, l’actuel président du parlement ivoirien, est réputé être proche de l’opposition et l’ex chef d’Etat Laurent Gbagbo. Ceci expliquerait bien cela, a commenté un observateur.

Le 16/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

à lire aussi