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Côte d’Ivoire: Ouattara maintient sa confiance vis-à-vis des ex Com’zone malgré la grogne des soldats

Mise à jour le 31/01/2017 à 10h42 Publié le 31/01/2017 à 09h32 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Société
armée ivoirienne
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#Côte d’ivoire : Au lendemain de la mutinerie des soldats de l’ex-rébellion, nombre d’observateurs s’attendaient à de grands bouleversements dans l’armée ivoirienne. Le limogeage du chef d’état-major, issu de l’ex-rébellion, avait été perçu comme le début d’un grand coup de balai.

Le président ivoirien a rendu publique en fin de semaine dernière la vague de mutations attendue au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), dans le sillage du mouvement d’humeur d’une partie de son armée. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’après avoir écimé les grands commandements, il a maintenu sa confiance vis-à-vis des chefs militaires de l’ex-rébellion dont sont issus les soldats grognons.


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Zakaria Koné, Ouattara Issiaka dit Wattao, Losséni Fofana dit Loss, Cherif Ousmane (qui hérite du réputé bataillon de commandos-parachutistes), Fofie Kouakou et d’autres figures emblématiques de l’aile militaire des Forces nouvelles ont été maintenus à leurs postes ou ont vu leur positions se renforcer.

Ces hommes sont considérés comme des fidèles de l’actuel président pour qui ils avaient pris fait et cause lors du différend électoral de 2010. Mais les mutins avaient accusé leurs ex-commandants d’avoir fait la sourde oreille face à leurs revendications, au point de les contraindre à se faire entendre bruyamment. Des accusations qui avaient entraîné la chute du général Bakayoko, débarqué de la tête des FACI.


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Nombre d’observateurs, qui avaient perçu la récente mise à l'écart des ministres issus des Forces nouvelles, et proches de Soro Guillaume,  comme un tournant dans les relations entre le pouvoir et l’ex-rébellion, ont fini par déchanter. Si certains estiment que cette posture témoigne d’une certaine confiance envers des hommes qui se sont plus rapprochés du chef de l’Etat du fait de leur fonction au détriment de leur mentor, d’autres tablent sur le fait qu’ils ont l’avantage de mieux connaître des soldats qui se reconnaissent en eux. A moins que cette présence permette à Alassane Ouattara d’affirmer son emprise sur une armée toujours en reconstruction, et qui a 
présenté des failles dans la chaîne de commandement, selon les experts.
Le 31/01/2017 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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