Fermer

Centrafrique: mort d'un casque bleu mauritanien

Publié le 05/12/2017 à 11h56 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Société
casques bleus
© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : Un militaire mauritanien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) est mort lundi, suite à une attaque d'éléments anti-balaka, annonce un communiqué de la mission.

Un casque bleu mauritanien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en république centrafricaine (Minusca), a été tué lundi matin à Bria (centre-est du pays), suite à une attaque menée par un nombre indéterminé d’éléments anti balaka armés de fusils d’assaut AK 47, annonce un communiqué de la mission onusienne rendu public lundi après- midi.

Cette attaque a également blessé trois autres casques bleus, dont deux Mauritaniens et un Zambien. Cette attaque a eu pour théâtre «l’entrée du site des déplacés du PK 3, où vivent plus de 35.000 individus depuis plusieurs mois», selon la Minusca.

Par ailleurs, le document de la Minusac précise que «l’attaque est survenue après une intervention de ses forces dans le quartier d’Amameu à Bria. Au cours de celle-ci, deux déplacés internes retenus en otage par les anti-balaka ont été libérés et un anti-balaka a été interpellé».


LIRE AUSSI: Centrafrique: 7 casques bleus mauritaniens blessés au cours d'une attaque


Cette action de la rébellion a empêché la visite d’une délégation d’un panel de facilitateurs de l’Union africaine (UA), dont l’objectif était de rencontrer les représentants des différents groupes armés dans le cadre de l’initiative de l’UA pour la paix et la réconciliation en République centreafricaine (RCA).

Ainsi, «la Minusca est de nouveau frappée par le deuil, avec la mort de ce policier alors qu’il était en mission avec d’autres casques bleus à l’entrée d’un camp de déplacés. Cette perte démontre encore une fois les risques auxquels les casques bleus sont quotidiennement confrontés dans le cadre de leur mission pour la paix et la stabilité en RCA», déplore le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU dans ce pays.

Le responsable rappelle par ailleurs que «porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre passible de poursuites judiciaires».
 
 
   
 
Le 05/12/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya