Fermer

Côte d’Ivoire: révélations sur la débâcle des Eléphants à la CAN

Mise à jour le 01/02/2017 à 19h07 Publié le 01/02/2017 à 19h04 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Sports
Elephants-lions de l'Atlas
© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : Les langues commenceraient-t-elles à se délier après la débâcle des Eléphants au Gabon? Un journaliste sportif ivoirien présent à Oyem, au Gabon, témoigne de l’environnement délétère au sein de l’équipe et de l’influence malveillante des dirigeants de la Fédération ivoirienne de football.

Après avoir battu 2 à 1 l’équipe de Suède et laminé 3 à 0 l’Ouganda en matchs de préparation, les Éléphants de Côte d’Ivoire, pourtant donnés grands favoris de la CAN ont plus que déçu. Une débâcle à laquelle a contribué un environnement loin d’être idéal au regard de l’enjeu.

En premier lieu, le climat nauséabond au sein de l’équipe. Ce scénario redouté qui avait déjà plombé l’ambiance au sein de la précédente génération avec la rivalité Drogba – Yaya Touré a refait surface.

«Les Eléphants sont arrivés à Oyem dans un environnement pourri» explique dans une interview le confrère Gustave de Bouaffo, envoyé spécial du quotidien Le Nouveau Réveil au Gabon. Un contexte de «frustration» né du «comportement» des dirigeants de la FIF qui ont «créé des supers joueurs», probablement en accordant trop d’intérêt à certains athlètes. A titre d’illustration, il évoque une habitude que l’on croyait révolue au sein de l’équipe nationale: «l’ingérence dans le choix de l’entraîneur est une réalité» révèle-t-il.


LIRE AUSSI 
Mondial 2018: les Lions de l'Atlas pourront-ils porter le "body" d'un Eléphant affaibli?


Les événements vont par la suite s’enchaîner avec des débordements de toutes parts. «A Oyem, après le deuxième match, deux joueurs ne se parlaient même plus. L’autorité de ceux qu’on a appelait les anciens était bafouillée», note-t-il. Pire, «lors du match contre le Maroc, un des cadres de l’équipe a refusé son statut de remplaçant. Avec la complicité des dirigeants, Michel Dussuyer a rectifié son classement en l’alignant pendant tout le match». Et même «à la fin du match contre le Maroc, un joueur et l’entraîneur ont failli en arriver aux mains».


LIRE AUSSI :
CAN 2017. Côte d’Ivoire–Maroc: les sorciers des Eléphants réclament leur dû pour envoûter les Lions


Quid de l’entraineur?

En présentant sa démission ce dimanche, Michel Dussuyer arguait n’avoir pas trouver «les clés» pour insuffler une dynamique à l’équipe. Mais sa responsabilité est toute engagée pour ce qui est qualifié de manque de caractère. «Un entraîneur docile ne peut pas entraîner les Éléphants» surtout avec des «dirigeants prêts à tout imposer» et «des joueurs qui pensent que jouer dans un grand club européen suffit pour ne pas écouter les autres», affirme notre confrère.

Mais au-delà de cette démission du coach, la réaction des dirigeants de la fédération est attendue sur des accusations aussi graves. Pour les observateurs, c’est toute l’équipe de l’instance fédérale qui doit en tirer les conséquences et démissionner pour avoir fait chuter le onze national de si haut.

Par ailleurs, les Ivoiriens sont en général restés sur leur faim, là où ils attendaient des noms. Une déception qui a valu à notre confrère d’être égratigné sur les réseaux sociaux.



Le 01/02/2017 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

à lire aussi